Le mois de la photo : une autre approche de l'Europe

Par Antoine Lanthony | 9 décembre 2008

Pour citer cet article : Antoine Lanthony, “Le mois de la photo : une autre approche de l'Europe”, Nouvelle Europe [en ligne], Mardi 9 décembre 2008, http://www.nouvelle-europe.eu/node/561, consulté le 17 juillet 2019

mois_de_la_photo.jpganalyse.pngLe mois de la photo de Paris a cette année mis à l’honneur l’Europe, bien au-delà des frontières politiques de l’Union européenne dont l’œil des photographes ne saurait se satisfaire. Le thème de ce mois de la photo était « La photographie européenne, entre tradition et mutation ». Retour sur quelques-uns des clichés, des thèmes, des artistes et sur les messages que leur travail véhicule.

mois_de_la_photo.jpganalyse.pngLe mois de la photo de Paris a cette année mis à l’honneur l’Europe, bien au-delà des frontières politiques de l’Union européenne dont l’œil des photographes ne saurait se satisfaire. Le thème de ce mois de la photo était « La photographie européenne, entre tradition et mutation ». Retour sur quelques-uns des clichés, des thèmes, des artistes et sur les messages que leur travail véhicule.

Seconde Guerre mondiale et fin de l’opposition Est-Ouest

Centré sur l’Europe, comme un écho à la Présidence française de l’Union européenne, ce mois de la photo parisien, s’il s’est penché à travers les nombreuses expositions sur la totalité du continent sans s’arrêter aux frontières géographiques et s’est aussi attaché à mettre en valeur certaines innovations et nouvelles tendances, a accordé une large place à l’Europe post-communiste et aux différents événements et mutations du XXe siècle.

« Traversée photographique du vingtième siècle », « Europe, année zéro », « Images d’après-guerre », pour ne citer qu’elles, nous replongent brutalement au cœur de la Seconde Guerre mondiale.

« Images d’après-guerre », sélection de clichés de l’œuvre du grand Werner Bischof, est l’une, si ce n’est l’exposition la plus poignante de ce mois de la photo. En quelques dizaines de clichés, la réalité du second conflit mondial se retrouve résumée par les champs de ruines et incarnée par les hommes qui les peuplent. Ainsi, aux ruines de Cologne, Dresde ou Varsovie répondent leurs habitants, femmes venant récupérer des pierres, enfants jouant dans les rues, adultes en guenilles cherchant la survie dans un quignon de pain ou la reconstruction politique à travers à un meeting.

Enfin, ces clichés, pris entre 1945 et 1948 et emprunts d’une grande maîtrise de la lumière, nous présentent des enfants allemands bien habillés et des enfants hongrois en haillons, symbolisés par ce visage, dont le regard hébété surplombe des larmes coulant symétriquement le long des joues. Ironie du travail du photographe, ou prophétie, déjà, de la séparation de l’Europe et de ses conséquences pour les populations libérées du poids de la guerre.

Après la guerre la liberté, la reconstruction, l’innocence… Témoignage précieux de ces années d’après-guerre, le travail de l’Américain Robert McCabe sur la Grèce est en effet et avec justesse exposé sous le nom « les années d’innocence ». Cette vision de la Grèce des années 1950 est celle d’une Grèce éternelle, photographiée à l’orée de la mutation du pays et donc peu de temps avant la disparition progressive de bon nombre des scènes présentées, symbolisée par ces chemins de terre empruntés à pied à l’entrée d’Athènes. Une exposition dont la vision provoque selon la galeriste une grande nostalgie parmi les visiteurs ayant connu cette époque.

Aux antipodes de l’innocence, quelques années après et quelques milliers de kilomètres plus au Nord, l’exposition « Hard sixties, l’Angleterre post-industrielle », présentant un travail de John Bulmer consacré au Manchester des années 1960, fascine par sa sobriété et sa dureté. Cette présentation, à travers l’exemple mancunien, d’un pays en voie de désindustrialisation dans lequel une classe paupérisée perd ses repères, préfigure les mutations sociales et industrielles des années Thatcher. Nous y retiendrons la solitude d’un homme marchant au milieu d’un no man’s land récent, et le crépuscule du lien entre l’animal et l’homme dans le travail.

Continuant notre parcours chronologique des expositions de ce mois de la photo, notre chemin nous amène à plusieurs reprises de l’autre côté du Rideau de Fer durant les années 1960 à 1980. Tout d’abord en Pologne, où le regard du Mexicain Flor Garduño nous présente une campagne faite de natures mortes, de palissades en bois, de pommes, de dessins naïfs, en somme une Pologne rurale éternelle, qu’il a à nouveau photographiée en 2005. Puis en Lituanie, où le regard d’Antanas Sutkus nous présente le peuple des campagnes et son environnement. Cette approche du photographe lituanien constitue la première partie d’une exposition intitulée « Gens de terre, la nouvelle Europe » et fait écho à une seconde partie, constituée par une série de clichés des années 2000, pris en Lettonie, Estonie, Pologne, Roumanie, Slovaquie et République tchèque. Ils témoignent à la fois de l’humilité et de l’immuabilité de la vie rurale, mais aussi de la rapidité des changements que vivent les campagnes de la nouvelle Europe.

Au-delà des campagnes, c’est évidemment l’ensemble du monde post-communiste qui a connu des changements et des bouleversements depuis 1989 et 1991, changements que l’on nomme souvent par le terme "transition", imprécis et fourre-tout. Paisibles en certains lieux, sanglants en d’autres, ces changements étaient présentés sous différents angles à l’occasion de ce mois de la photo.

Tout d’abord, pour l’Italien Enrico Dagnino et son exposition « Europa », sous un angle très personnel, celui d’un cycle allant de la chute du Mur de Berlin au mois de septembre 2001 (manifestations altermondialistes de Gênes et attentats du 11 septembre). Si cette vision peut être contestée, notamment au vu de la persistance de certains conflits, notamment ceux dits "gelés", cela ne remet absolument pas en cause la beauté et la singularité de son travail, aux antipodes des habituels clichés qui ont illustré les reportages consacrés à l’ex-Yougoslavie et à l’espace post-communiste dans son ensemble. Si les photos de Vukovar en ruines sous un ciel de feu ou ce baiser illustrant la fin du siège de Sarajevo sont uniques, cette exposition a en outre le grand mérite de rappeler certains épisodes parfois oubliés malgré leur importance capitale : parmi eux les événements de Moscou en 1993, le conflit du Haut-Karabagh dans les années 1990, la crise financière albanaise de 1997 et ses conséquences.

De manière plus intime, Hervé Dez nous invite à observer la « Transition amère » de la Yougoslavie, où la population est plus souvent selon lui « ex-YU » que croate, serbe ou macédonienne. Les visages souvent marqués, parfois hagards, qu’il nous présente, insistent sur la difficulté du renouveau et sur le statut ex-yougoslave de chacun, dont la présence de rues Tito dans l’ensemble de l’ancienne Yougoslavie est l’un des symboles actuels. Toujours dans l’intime, Bruno Bourel, avec « J’habite Budapest » nous présente les habitants de la ville et leur quotidien qui s’écoule, presque intemporel, entre le café, la rue, le tramway… malgré quelques changements notoires comme la présence d’un salon de l’érotisme.

Enfin, Guillaume Lemarchal et Guillaume Herbaut s’attachent, dans deux expositions séparées, à présenter l’absurdité même d’une transition à Tchernobyl et autour. Guillaume Lemarchal, dans sa série intitulée « Paysages exfiltrés » met en parallèle des clichés de lieux abandonnés et de sites inutilisés, pris par le temps ou le froid, en France, Allemagne, Estonie et Ukraine, tels ces instantanés du conservatoire de musique de Tchernobyl.

Dans le même état d’esprit, Jordis Antonia Schlösser, dans « Adieu au passé » nous présente la déchéance de Neustadt, ex-RDA, où l’ancienne gare constitue maintenant le lieu de rencontre des jeunes et des chômeurs. Idem à Garzweiler, ex-RFA, où la ville s’efface devant l’avancée des machines d’extraction du lignite. Dans les deux cas, cet effacement du passé (progressif dans le cas de Neustadt, brutal dans le cas de Garzweiler) constitue aussi un effacement du « Heimat », le chez-soi allemand difficilement traduisible, et un cas d’effacement des différences entre l’Est et l’Ouest.

Vers de nouvelles frontières

Au-delà de l’effacement des racines, Jordis Antonia Schlösser nous propose, dans une autre galerie, « En bordure de l’Europe », également exposée au Goethe Institut, en quelque sorte la face cachée de l’Union européenne, ou tout au moins l’une d’elles : ses frontières physiques, notamment orientales. Il est à cet égard intéressant de noter que la formulation de l’exposition invite à comprendre la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie comme non européennes, confusion créée par la construction de structures politiques et qui se traduit dans la réalité quotidienne. En effet, la frontière matérielle, notamment après l’élargissement de l’espace Schengen, crée dans les faits un rejet de ces États vers l’Est. La frontière entre la Pologne et l’Ukraine, illustrée par plusieurs clichés et files d’attentes (d’Ukrainiens souhaitant passer en Pologne), en est un bon exemple.

Cette exposition est également la première à retenir notre attention de par sa mise en lumière d’un dépassement des frontières Est-Ouest : celle d’hier (Rideau de Fer) et celle d’aujourd’hui (Schengen). Ainsi, à l’image d’une enfant vendant des baies le long d’une route près de Varsovie et de la misère contenue dans son regard répond la grisaille des murs de Lviv en Ukraine. Aux kiosques d’inspiration soviétique (avec produits le long des vitres et vendeuse à peine visible) répond un bar polonais pour nostalgiques de Lénine. À la campagne lituanienne répond la campagne polonaise ou biélorusse. À l’opposé, la Pologne moderne, celle de Varsovie et de ses jeunes, se détache et s’oppose non seulement aux pays voisins, mais à sa propre campagne.

Cette percée dans l’Europe d’aujourd’hui est complétée par plusieurs travaux dont nous retiendrons ceux consacrés à la campagne de Transylvanie, aux rivages de la mer Baltique, aux Roms français et finlandais, à un quartier sicilien et enfin celui, paneuropéen et collectif intitulé « Europe échelle 27 » qui nous servira à conclure notre ballade.

Avec « Le temps nous est conté », Philippe Lopparelli met en valeur la Transylvanie, et surtout le temps qui s’écoule au rythme de la nature et des saisons dans ce monde rural qui continue à exister, dans lequel le cheval et le loup sont des acteurs et où le bois reste le matériau le plus présent, comme dans les clichés de la campagne polonaise ou lituanienne. Cette intemporalité qui ressort est celle, non pas du monde d’hier (qui est le monde communiste) mais du monde de toujours (en l’occurrence paysan).

L’actualité et l’intemporalité du monde rural, mais aussi du monde urbain, se retrouvent dans le travail de Klavdij Sluban, « Autres rivages, la mer Baltique ». Ces clichés, pris entre 1998 et 2006, en noir et blanc, refusant de manière singulière une pleine netteté, contrastés, jouant à merveille entre pleine lumière et pénombre, n’évoquent pas seulement la difficulté des changements économiques et sociaux (notamment à travers cette mendiante de Gdansk, dont la silhouette floue est presque fondue dans le sol neigeux), mais les similitudes entre les rives de la mer Baltique, avec des scènes danoises ou lettones qui se répondent, avec la présence permanente de la dureté et du froid, à la limite de l’immobilisme, que ce soit en Finlande, à Saint-Pétersbourg ou au milieu de ce terminal de fret ferroviaire à Kaliningrad.

Enfin, cette mutation des frontières physiques Est-Ouest vers d’autres frontières est à nouveau abordée à travers le « Voyage chez les Roms » de Joakim Eskildsen, dans lequel les Roms, peuple européen par excellence bien que d’origine indienne, sont présentés à nouveau en mouvement à travers toute l’Europe (Roms roumains à Saint-Denis), mais aussi sédentaires comme dans le quartier gitan de Saint-Jacques à Perpignan. Dans le même état d’esprit, Mauro d’Agati, avec « Vucciria Reguiem », nous présente le portrait d’un quartier populaire sicilien, lieu de marché, lieu de processions, lieu de vie.

Ces différentes expositions nous présentent une Europe non plus de l’Est ou de l’Ouest, mais une Europe largement ancrée dans un quotidien, une communauté, une région ou une ville, par choix, mais aussi parfois par contrainte. Si nouvelles frontières ou nouveaux clivages il y a en Europe, quels seraient-ils ?

Le « technomade » contre l’homme ancré et attaché aux traditions ? Pour quelle identité européenne ?

La réponse nous est partiellement donnée par l’exposition « Europe échelle 27 » complète et collective. Décomposée en itinéraires, cette exposition, au sein de laquelle le travail de Marie Dorigny (sur l’Europe nordico-baltique) se signale par sa pureté et sa mise en valeur des visages, présente, de manière peut-être involontaire, ce nouveau clivage européen qui se dessine. Ainsi, à ces deux clichés, qui se font écho, de parents avec leurs très jeunes enfants et à cette scène de rue lituanienne dans laquelle la ferveur religieuse l’emporte sur tout répondent les hommes et les femmes du bassin danubien, pour qui la baignade est à l’honneur, rarement loin des animaux, dans les petites localités serbe de Bela Crkva ou roumaine de Galati ou Orşova.

À l’opposé, plusieurs autres itinéraires nous présentent les paysages urbains et leurs acteurs, souvent jeunes. Il s’en dégage une homogénéité dont l’architecture serait la métaphore (de Paris à Moscou, cette dernière étant présentée dans une autre exposition, « Moscou verticale ») et le symbole ce cliché bruxellois nocturne, où la modernité, représentée par des tours de verre et des grues, prend le pas sur un monde ancien, figuré au premier plan par une friche dans la pénombre.

Cette Europe d’aujourd’hui, dont nous venons de faire rapidement le tour en photos est selon Michel Foucher (dont plusieurs textes présentaient avantageusement « Europe échelle 27 ») de plus en plus celle de « la diversité des paysages naturels et l’uniformité des territoires de la circulation et de l’urbain » et celle où « le « technomadisme » favorise l’individualisme, mais permet de rompre l’isolement ». Il conclut cette exposition en parlant en ces termes du continent : « l’Europe comme movida ».

En effet, au vu de la rapidité des évolutions de ces dernières années, avant tout dans les espaces urbains, cette vision apparait juste. Elle semble de plus confirmée par l’explosion de tous les flux, matériels comme immatériels ou par l'augmentation des contacts entre habitants du continent, particulièrement les jeunes, via Internet ou les programmes Erasmus par exemple.

Néanmoins, cette avancée rapide de la modernité, l’accélération des mutations en cours en Europe et l’explosion des flux ont aussi pour corollaire une perte d’identité (notamment architecturale) des villes et des territoires, identité qui a souvent constitué historiquement un de leurs principaux facteurs de rayonnement. En écho à cela, beaucoup de ces travaux photographiques témoignent quant à eux de la disparition totale ou partielle de certains mondes notamment à l’Est du continent, monde communiste et monde rural en premier lieu. Il en ressort une nostalgie pour les époques révolues (Grèce des années 1950, cités-modèles d’ex-RDA dépeuplées) ou pour celles qui hésitent et sont en lutte, telle la périphérie orientale de l’Union européenne qui doit composer avec de nouvelles frontières physiques, ou le monde paysan multiséculaire aujourd’hui menacé dans son existence même et son attachement à vivre selon les saisons, même si, comme le rappelle Michel Foucher, la « diversité des paysages naturels » est réelle et fait contrepoids.

Uniformisation des espaces urbains et « technomadisme » semblent donc définir une part (croissante) de l'Europe d'aujourd'hui et préfigurer l’Europe de demain, en opposition à divers environnements et acteurs dont le principal point commun nous semble un ancrage local et un attachement aux traditions.

Cette opposition, que d’aucuns considéreront comme une complémentarité, n’est-elle pas simplement celle présentée par le sociologue polonais Zygmunt Bauman à propos de la mondialisation et de ses conséquences lorsqu’il présente le clivage mobilité/immobilité comme l’une des clés de la mondialisation ? Il considère en effet que l’opposition entre « les mondiaux » et « les locaux » est l’une des réalités de la mondialisation et que la mobilité dont jouissent « les mondiaux » devient le facteur clé pour accéder au monde nouveau, tandis que l’immobilité, en particulier lorsqu’elle est subie, devient vecteur de déclassement, ce qu’il résume par l’expression « voyager à travers le monde ou voir le monde glisser à ses pieds ». N’est-ce pas en effet ce que vivent ceux qui ne profitent pas, pour diverses raisons, de la fin de l’opposition Est-Ouest et du processus de mondialisation en cours, dont l’Europe est l’un des grands acteurs ? N’est-ce pas, en outre, pour reprendre le principal concept actuel de Zygmunt Bauman, le corollaire de la liquidité des relations humaines, qui, au contraire, ne peuvent qu’être solides dans un monde immobile ?

Ainsi pensons-nous que notre ballade photographique illustre pleinement un nouveau clivage certes européen mais surtout mondial : non pas entre Est et Ouest ou entre Nord et Sud, mais d’une part entre des espaces urbains, modernes et parfaitement interconnectés, fréquentés par des populations mobiles aux relations interpersonnelles liquides et d’autre part des espaces ruraux ou excentrés, des quartiers populaires, des moyens de communication lents et un quotidien qui se répète, rythmé par la vie locale et parfois encore par les saisons, fréquenté par des populations immobiles ou peu mobiles aux relations interpersonnelles solides.

Cette hypothèse, qui semble se vérifier un peu plus chaque jour, d’une Europe de plus en plus « technomade » nous semble également poser plusieurs questions fondamentales liées aux identités et aux cultures européennes. En effet, face à « l’uniformité des territoires de la circulation et de l’urbain » et face à l’extension continue de l’urbanisation, quid des multiples traditions et cultures locales qui ont formé pendant des siècles l’une des grandes richesses du continent et sont encore aujourd’hui les garantes et les dépositaires de sa diversité ?

D’autre part, alors que les identités européennes semblent multiples et que le débat autour d’une identité européenne est loin d'être tranché, est-il légitime d’imaginer, comme cela semble parfois le cas, une identité européenne qui se construirait autour de cette mobilité européenne alors que la mobilité ne semble pas être une caractéristique propre à l’Europe mais plutôt un symptôme de la mondialisation, l’Europe occupant simplement à cet égard un stade relativement avancé ? En adoptant une formulation plus crue, les Européens peuvent-ils se satisfaire d’une muséification d’une partie toujours plus grande de leur patrimoine et de leur culture (muséification reprochée à de nombreuses villes, dont Paris, et dont la nostalgie provoquée par les clichés nous semble fort révélatrice) au profit des avancées technologiques et de l’augmentation de la mobilité, qui semblent plébiscitées au vu des augmentations de volume des différents flux, et dont une part croissante des habitants semble profiter au quotidien ?

Enfin, alors même que la mobilité a permis à certains Européens, particulièrement de la « nouvelle Europe », de bénéficier de nouvelles opportunités et de fuir un immobilisme forcé (plus souvent économique et social que géographique), quelles pourraient être les conséquences de la crise économique actuelle sur les clivages que nous avons présentés ? Une tendance à un creusement des différences ou à un amenuisement ? Pratiquement, quelles seront les conséquences des probables futurs retours au pays de centaines de milliers de Roumains, Bulgares et Polonais actuellement en Espagne, en Italie, en Irlande ou au Royaume-Uni ?

 

Pour aller plus loin :

picto_1jpeg Sur Nouvelle Europe

picto_1jpeg

De l'identité à l'identification européenne
   
picto_1jpeg Ailleurs sur Internet

picto_1jpeg

Site officiel du mois de la photo (avec calendrier, de nombreuses expositions se poursuivant en décembre 2008 voire janvier 2009)

picto_1jpeg

Dossier du Figaro consacré au mois de la photo
   

picto_2jpeg

A lire

picto_2jpeg

Bauman, Zygmunt, Le coût humain de la mondialisation, Hachette, collection Pluriel, 2002 

picto_2jpeg

Bauman, Zygmunt, L’amour liquide. De la fragilité du lien entre les hommes, Hachette, collection Pluriel, 2008

picto_2jpeg

Bauman, Zygmunt, La vie liquide, Editions du Rouergue, 2006

Ajouter un commentaire