Où est passée la croissance européenne ?

Par Zbigniew Truchlewski | 30 novembre 2008

Pour citer cet article : Zbigniew Truchlewski, “Où est passée la croissance européenne ?”, Nouvelle Europe [en ligne], Dimanche 30 novembre 2008, http://www.nouvelle-europe.eu/node/559, consulté le 21 octobre 2018
analyse.pngo_est_passe_lconomie_europenne.jpgLongtemps, l’Europe a vécu un âge d’or avec un taux de croissance élevé ainsi qu’une inflation et un chômage faibles. C’étaient les Trentes Glorieuses. Les Trentes Piteuses venues ensuite ont vu une hausse de l’inflation et du chômage ainsi qu’une baisse de la croissance économique. Jusqu’à aujourd’hui, la croissance européenne a semblé bien en peine de profiter des dividendes de la mondialisation et de la révolution technologique. Pourquoi ? Quelle est l’importance de la technologie et de l’innovation dans ce processus ?
o_est_passe_lconomie_europenne.jpganalyse.pngLongtemps, l’Europe a vécu un âge d’or avec un taux de croissance élevé ainsi qu’une inflation et un chômage faibles. C’étaient les Trentes Glorieuses. Les Trentes Piteuses venues ensuite ont vu une hausse de l’inflation et du chômage ainsi qu’une baisse de la croissance économique. Jusqu’à aujourd’hui, la croissance européenne a semblé bien en peine de profiter des dividendes de la mondialisation et de la révolution technologique. Pourquoi ? Quelle est l’importance de la technologie et de l’innovation dans ce processus ?

À la recherche de la croissance perdue

À regarder la croissance économique européenne dans le temps, on voit que les Trentes Glorieuses apparaissent comme une exception (voir tableau 1) du fait de la croissance économique anormalement élevée. Surtout si l’on tient compte du fait que, selon l’histoire de l’économie, la croissance économique est elle-même un phénomène récent (la révolution industrielle a mis fin à plus de mille cinq cents ans de stagnation économique). Comment expliquer les Trentes Glorieuses ?

Tableau 1. La croissance européenne à travers le temps
   Croissance du PNB  PNB/habitant  PNB/heure de travail
 1890-1913  2,6  1,7  1,6
 1913-1950  1,4  1,0  1,9
 1950-1970  4,6  3,8  4,7
 1973-1992  2,0  1,7  2,7
 1890-1992  2,5  1,9  2,6
La réponse est à trouver en partie dans la Seconde Guerre mondiale, qui a causé des dégats sans précédent et a coûté à l’Italie et à l’Allemagne quatre décennies de croissance tandis qu’elle a rétrogradé la France et l’Autriche à leur niveau économique du XIXe siècle. La croissance des Trentes Glorieuses est donc largement due au rattrapage économique, non seulement des années perdues (la Grande Dépression et la Deuxième Guerre mondiale), mais aussi des États-Unis (le niveau de vie en Europe était de 40% celui des États-Unis en 1950 ; en 1973, il était de 70%).

Or, le niveau de vie de l’Europe comparé à celui des États-Unis n’a pas connu le même processus de rattrapage dans les décennies suivantes. Alors que la croissance européenne s’est stabilisée autour de 2% par an pour descendre à 1,2%, celle des État-Unis a accéléré à 3,4%. pour se stabiliser autour de 2,5%. Le processus de rattrapage de l’Europe sur les États-Unis devait bien s’arrêter un jour. Mais pourquoi n’a-t-il pas franchi la barre des 70% et pourquoi s’est-il précisément arrêté dans les années 1970 ?

Tableau 2. Comparaison des croissances UE-US-Japon
   US UE Japon
 1950-1972  3,9  4,8  9,4
1973-1982  2,4  2,3  3,8
 1983-1992  3,4  2,4  3,9
 1993-2002 3,2  2,1  1,0
 2001-2005  2,5  1,2  2,0
Deux explications peuvent aider à comprendre ce phénomène. La première se concentre sur le facteur travail et montre que si la productivité (taux de capital/travail) européenne a largement rattrapé celle des États-Unis (1970 : 65% et 2000 : 90%), la quantité de travail, elle, a diminué en Europe relativement aux États-Unis (voir le tableau 3 – issu de Sapir 2007). Ce qui amène des économistes comme Olivier Blanchard à conclure que si la quantité horaire de travail était restée la même en Europe qu’aux États-Unis, la première jouirait du même niveau de vie que les seconds. Reste à expliquer pourquoi le nombre d’heures de travail par employé et par habitants ont baissé par rapport aux États-Unis.

Ici encore, deux explications ont été avancées. Alors que pour l’économiste Edward Prescott cela est dû à la surtaxation relative du travail en Europe par rapport aux États-Unis rendue possible par une hausse de productivité (ce qui désincite du travail), pour Olivier Blanchard en revanche la raison est à trouver dans la préférence européenne pour le loisir rendue possible par une augmentation de productivité (si on peut produire la même unité de richesse plus vite, alors on peut réduire, semble-t-il, le temps de travail sans réduire la quantité de richesse).

Ces conceptions ont été critiqués surtout quant à leur prémisse, l’augmentation de la productivité européenne. Celle-ci est biaisée parce qu’elle est mesurée à partir d’un taux d’emploi plus faible qui ne prend en compte que le segment le plus productif de la population qui travaille (les « jeunes » et les personnes en âge de préretraite sont exclus). Ce n’est donc pas la productivité qui a augmenté en Europe, mais bel et bien le taux d’emploi qui a baissé et le nombre d’heures travaillées. Recalculée en prenant en compte ce biais statistique, la productivité européenne relativement à celle des États-Unis n’est plus de 90% mais de 80% en moyenne. Ce qui confirme l’arrêt du rattrapage économique par la productivité et non pas par la quantité de travail, même si cette dernière demeure un facteur fondamental de la stagnation européenne.

La deuxième explication cherche à rendre compte de la baisse relative de productivité européenne. L’augmentation annuelle de productivité européenne était supérieure à ces des États-Unis entre 1987 et 1995 (2,1% contre 1.1%), alors qu’entre 1995 et 2004 la tendance s’est renversée (1,4% contre 2,5%). Cela se confirme dans les taux de croissance, celui des États-Unis étant de 1% supérieur à celui de l’Europe en moyenne durant la dernière décennie. Pourquoi un tel essouflement de l’Europe ?

Tableau 3. Comparaison des PNB/habitants dans l’UE-15 (US=100)
 
  1970 2000
PNB par habitant 69  70
PNB par heure de travail  65  91
Heures de travail par habitant   106  78
 Heures de travail par employé  101  86
 Personnes employées/
personnes en âge de travailler
 104  88
 
Du côté de l’innovation

La deuxième explication, présentée dans le Rapport Sapir et dans les recherches de l’économiste néerlandais Bart Van Ark, adopte une perspective plus large que le seul problème des heures de travail ou de la taxation, tout en les incluant. Le constat que dresse le Rapport Sapir montre l’inabilité de l’Europe à s’adapter à un environnement mis en mouvement par la révolution technologique.

Ce qu’il faut bien comprendre c’est la transition nécessaire entre deux modèles économiques sur lesquelles l’Europe fonde ses politiques.

Le premier modèle est à trouver dans les Traités de Rome en 1957, à l’Acte unique européen en 1986 et au Traité de Maastricht en 1992. L’Europe y pensait la croissance selon les principes suivants : assimilation des technologies existantes, production de masses permettant les économies d’échelles, une structure industrielle dominée par des grandes entreprises et des schémas d’emploi à long terme.

La prémice d’une telle structure était que l’intégration économique fournit de la croissance économique parce qu’elle suit le schéma suivant : l’intégration économique favorise une réallocation des ressources (par une plus grande concurrence et de plus grands débouchés), ce qui améliore l’efficacité de l’économie, incite à l’investissement soit dans le capital, le travail ou la technologie et améliore la productivité. Les études statistiques montrent qu’il a y eu un effet intégration économique européenne bénéfique pour les économies européennes dans leur ensemble (d’où la croissance déjà évoquée des Trentes Glorieuses). Cet effet ne serait pourtant réel qu’à moyen terme (d’où, sans doute, le coup de frein des trente dernières années).

Pourquoi ? Parce que l’Europe ne fonctionnait auparavant que sur un modèle d’augmentation de productivité où le capital était augmenté dans le ratio capital/travail. On croyait alors qu’une augmentation de capital constante dans le ratio capital/travail augmenterait automatiquement les retours sur investissements. Il n’en est rien. Dans un livre passionant sur la croissance économique, l’économiste américain Elhanan Helpman montre, en s’appuyant sur le modèle de Solow, que les retours sur investissement en augmentant le capital augmentent de moins en moins.

L’exemple la productivité de l’étudiant (efficacité de travail en une heure d’étude) illustre parfaitement ce problème. Soit un étudiant (facteur travail) qui va en cours et ne fait qu’écouter. On s’accordera pour dire que sa productivité est ici limitée. S’il se procure un stylo et un cahier (facteur capital), sa productivité augmente énormément, car il peut désormais réviser son examen à partir de ses notes (ou vendre celles-ci à l’étudiant qui n’a pas augmenté son capital). S’il achète le livre du professeur, il augmente encore plus son capital (et celui du professeur...) et donc sa productivité (s’il lit le livre, bien sûr). Il augmente une fois de plus son capital en se procurant une calculatrice, un ordinateur, une imprimante et une connexion Internet pour qu’il puisse lire aussi des revues en lignes comme celle-ci. Cependant, chaque augmentation de capital augmente de manière moins importante la productivité de l’étudiant que l’augmentation de capital précédente.

Restent que le capital se déprécie vite et qu’il ne garantit pas une croissance de long terme. Deux questions se posent alors. Comment y remedier ? Et comment expliquer que, paradoxalement, dans le long terme, la croissance continue en dépit de ce principe? Des économistes comme Paul Romer et Robert Lucas ont montré que la croissance économique ne fléchit pas forcément, même si la productivité augmente de moins en moins vite comme l’avait montré Robert Solow. La différence entre Romer, Lucas et Solow, est que les deux premiers incluent dans le modèle de croissance du second la technologie que celui-ci avait traité comme une variable exogène.

D’où le second modèle de croissance. L’accumulation du savoir est primordiale parce que contrairement aux biens classiques, la technologie, le savoir et l’information peuvent être utilisés sans être dépréciés, ou du moins pas comme peut l’être le capital physique (le stylo et le cahier), et ils ne sont pas des biens exclusifs une fois devenus publics. Le savoir n’est pas limité à son créateur. Il a donc des externalités qui influencent de manière positive la croissance économique. Surtout, l’innovation est fonction des efforts passés d’investissements dans la recherche et le développement. Quand au mécanisme économique, il s’opère de la manière suivante : plus il y a d’innovation et de produits nouveaux inventés, plus la concurrence est rude, les prix baissent et avec, les profits, ce qui pousse à innover encore plus pour garder les profits. L’important, on le voit, est que l’incitation à l’innovation reste constante, ce qui dépend de l’investissement et des institutions encadrant l’économie. Si une économie épargne plus, elle peut plus investir dans ce qui demain lui donnera encore plus de compétitivité, produisants des produits plus efficaces et laissant de côté ceux qui le sont moins, engrengeant la croissance par la « destruction créatrice » chère à l’économiste Schumpeter.

Or, c’est là que l’Europe se trouve en peine par rapport aux États-Unis. Parce qu’elle se concentre encore sur la construction de son marché unique (réalisé au niveau des biens, il reste encore beaucoup à faire au niveau des services et des personnes) qui répond au premier modèle de croissance qui n’a d’effet que sur le moyen terme, l’Europe a oublié, ou presque, le second modèle de croissance fondé sur l’innovation, et dont les effets sur la croissance portent sur le long terme. C’est pour cette raison que l’économiste français Daniel Cohen disait que l’Europe était « smithienne » et les États-Unis « schumpeteriens ».

Un tel retard européen est problématique dans la mesure où le monde a suivi le chemin de la globalisation qui réorganise puissament la structure industrielle et la géographie économique du monde. Celle-ci se fait selon le principe du changement de paradigme de croissance : on est passé d’une société industrielle à une société post-industrielle, cette dernière étant fondé sur les technologies dites de communication. Or, comme le rappelle l’économiste Paolo Guerrieri, la spécialisation européenne est encore non seulement la manufacture des biens, mais aussi de biens à moindre valeur ajoutée (que les biens produits selon le nouveau paradigme de croissance) qui produisent moins de croissance et qui n’utilisent que marginalement les nouvelles technologies. L’Europe est donc non seulement loin derrière le Japon et les États-Unis, mais encore se trouve-t-elle en concurrence avec des pays moins développés qui bénéficient de l’avantage comparatif d’une main d’oeuvre moins chère tout en étant aussi qualifiée (comme en Europe de l’Est) ou moins (en Asie).

Les prisonnières : gouvernance et bien commun

La stratégie de Lisbone (2000) voulait remédier à cette situation économiquement et socialement difficilement soutenable en promouvant une économie compétitive fondée sur la connaissance. Pour ce faire, il faut finir de réaliser l’ancien modèle de l’intégration européenne (le marché unique) pour libérer les ressources propres à soutenir l’innovation. C’est surtout important dans le domaine des services (d’où l’importance de la directive Bolkenstein, stigmatisée et imcomprise). Il est aussi nécessaire de changer de paradigme de croissance. Le marché ne peut le faire seul, car il faut rattraper des décennies de retard.

Le nouveau paradigme de croissance exige en effet de changer les paramètres du système économique : il s’agit de favoriser la mobilité des travailleurs au sein des entreprises comme entre elles, une force de travail  plus qualifiée, des marchés du travail plus flexibles, une plus grande intégration financière pour favoriser l’investissement dans l’éducation et la recherche et développement. Ce sont les recettes préconisée par le Rapport Sapir et explicitées par la Stratégie de Lisbonne. La dernière préconosait une réforme du marché des produits et des capitaux au niveau européen et une réforme du marché du travail au niveau national. La première réforme amène à une hausse de la demande du travail, alors que la seconde réforme facilite la création d’entreprises et facilite donc la première.

Or, huit ans après l’annonce de la Stratégie de Lisbonne, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Pourquoi ? D’abord parce que, comme le soulignent le Rapport Sapir et le Rapport Kok, la Stratégie de Lisbonne s’appuie sur une multitude d’objectifs impossible à atteindre en même temps et sur une méthodologie bancale. Il a donc été nécessaire de réorienter la stratégie sur deux objectifs, la croissance et l’emploi, et améliorer une gouvernance pauvrement coordonnée, fragmentée et complexe. Cette dernière est surtout inadaptée, ce qui montre que l’Europe ne se donne pas les moyens de ses ambitions : ni le budget européen, ni le pacte de stabilité et de croissance n’ont été redirigés de manière à favoriser la mise en place de la Stratégie de Lisbonne. Ce sont pourtant les deux instruments les plus importants dont dispose l’Europe.

Le Rapport Kok a souligné qu’il fallait améliorer la coordination des politiques mises en place pour enclencher un cercle virtueux : les États doivent présenter des programmes nationaux, la Commission doit améliorer la « MOC » (Méthode ouverte de Coordination) en publiant des indicateurs de réformes, et les politiques communautaires doivent intérioriser la Stratégie de Lisbonne (la politique de cohésion, par exemple, a inclus ces objectifs, de sorte que les fonds structurels ne sont délivrés qu’aux projets participant de la stratégie). Lisbonne « 2 » n’est pas sur le point de réussir cependant, comme le remarquent Jean Pisany-Ferry et André Sapir.

Il y a en effet une quadrature du cercle entre les marchés des produits et des capitaux et celui du marché du travail. Il a déjà été souligné que les premiers sont coordonnés par l’Union européenne et que la réforme du second se faisait au niveau national. Or, rien ne dit que cette coordination soit facile puisque les réformes du marché du travail sont difficiles à mettre en place. On entre donc dans une situation où les États s’engagent à réformer au niveau européen, mais ne peuvent le faire au niveau national car les réformes ont un coup politique non négligeable dans le court terme. Le fait est que tous sont d’accord pour soutenir le bien européen d’une croissance plus haute grâce aux réformes et aux investissements plus conséquents dans les nouvelles technologies, mais personne ne veut en assumer le coût.

Peut-être peut-on alors s’interroger sur la valeur de la coordination au niveau européen. Deux économiste italiens enseignant aux États-Unis mettent en doute cette logique : pour Alberto Alesina et Francesco Giavazzi, le besoin de coordination est créé par les institutions européennes et enlève paradoxalement l’envie aux gouvernements de réformer puisque les réformes sont vues comme imposées par Bruxelles. Le Rapport Sapir s’oppose à cette opinion, en justifiant le besoin de coordination par la diversité croissante de l’Europe. Quoi qu’il en soit, la conclusion est que si l’innovation doit voir le jour en Europe, il faut, comme le préconise l’économiste Van Ark, se doter des institutions destinées à en faciliter l’apparition et la diffusion.

La croissance retrouvée ?

Que l’innovation soit la réponse à la stagnation européenne, cela ne fait pas de doute. Mais le diagnostic ne doit pas cacher une autre impuissance : l’innovation est à portée de main, et l’Europe ne se donne pas les moyens de se l’offrir. Si cela continue ainsi, l’Europe n’en aura plus les moyens. En Europe, l’innovation politique vient avant l’innovation économique. Mais pour ce faire, l’Europe doit, comme le disait Bronisław Geremek, « retrouver son esprit prométhéen » et prendre la mesure du temps perdu.

Pour aller plus loin :
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Sur Nouvelle Europe
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Jérôme Billé : Financement de la R&D et de l'innovation
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Pour un espace européen de la recherche
   
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À lire
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Alesina, Alberto et Giavazzi, Francesco, The Future of Europe : Reform or Decline, MIT Press, 2006
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Baldwin, Richard et Wyplosz, Charles, « Growth Effects and Factor Market Integration »,The Economics of European Integration, McGraw-Hill, 2006, pp. 157-174
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Blanchard, Olivier, « The Economic Future of Europe », Journal of Economic Perspectives, 2004, 18, pp. 3-26
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Cohen, Daniel, « Le déclin de l’Europe ? », le Monde du 10 Septembre 2002
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Collignon, Stefan, « Is Europe Going Far Enough ? Reflections on the EU’s Economic Governance », Journal of European Public Policy, 2004, 11 :5, pp. 909-925
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« European competitiveness report 2006 », European Commission, pp. 9-15 et 179-187
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Guerrieri, Paolo, « The European Union and the New Growth Paradigm », ELIAMEP, 2004
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Helpman, Elhanan, « Innovation », The Mystery of Economic Growth, Harvard University Press, 2004, pp. 34-54
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Kok, Wim et alii, Facing the Challenge : the Lisbon Strategy for Growth and Employment, Report from the High Level Group, Bruxelles, Communautés Européennes, 2004
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Lucas, Robert, « On the Mechanics of Economic Development », Journal of Monetary Economics, 1988, 22, pp. 2-42
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Pisany-Ferry, Jean et Sapir, André, Last Exit to Lisbon, Bruegel, Brussels, 2006
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Prescott, Edward, « Why do Americans Work so Much More than Europeans ? », Federal Reserve Bank of Minneapolis Quaterly Review, 2004, 28, pp. 2-13
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Romer, Paul, « Increasing Returns and Long Run Growth », Journal of Political Economy, 1986, 94, pp. 1002-1037
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Romer, Paul, « Endogenous technological change », Journal of Political Economy, 1990, 98, pp. 71-101
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Sapir, André, « European Strategies for Growth », The Economics of European Union – Policy and Analysis, Mike Artis et Frederic Nixson (ed.), Oxford, 2007, pp. 402-415
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Sapir, André, et alii, An Agenda For a Growing Europe : The Sapir Report, Oxford University Press, 2004
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Solow, Robert, « A Contribution to the Theory of Economic Growth », Quarterly Journal of Economics, 1956, 70 :1, pp. 65–94
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Van Ark, Bart, « Europe’s Productivity Gap : Catching Up or Getting Stuck ? », Exposé durant l’International Symposium on Productivity, Competitiveness and Globalisation, Banque de France, 4 Novembre 2005
   
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Bibliographie de la discussion de l'article
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„Employment in Europe 2008”, Commission européenne, Novembre 2008
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„The economic costs of non-Lisbon”, DG ECFIN, Occassional Papers n°15, Mars 2005
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Alesina et Giavazzi – livre cité dans la bibliographie
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Badinger, Harald, „Growth effects of economic integration: evidence from the EU member states”, Weltwirtschaftliches Archiv, 141(1), 50-78, 2005
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Baldwin et Wyplosz, cité dans la bibliographie
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CAE  : Rapport n° 51 (Tabellini et Wyplosz sur les réformes des politiques de l’offre) et 59 (Aghion, Cohen et Pisany-Ferry sur la coordination des politiques économiques en Europe)
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Collignon – texte cité dans la bilbiographie
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Copenhagen Economics, „Economic Assessment of the barriers to the internal market for services”, janvier 2005
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Eichengreen, Barry, The European Economy since 1945, Princeton University Press, 2006
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Krugman, Paul, “Growing World Trade: Causes and Consequences”, Brookings Papers on Economic Activity, Janvier 1995, et aussi “Trade and Wages, Reconsidered”, Brookings Papers on Economic Activity, Avril 2008

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