Deux Pologne ?

Par Zbigniew Truchlewski | 11 mars 2008

Pour citer cet article : Zbigniew Truchlewski, “Deux Pologne ?”, Nouvelle Europe [en ligne], Mardi 11 mars 2008, http://www.nouvelle-europe.eu/node/429, consulté le 24 mai 2019
pologne_a_et_b.jpganalyse.png On considère souvent qu’il y a deux Pologne, que l’on appelle respectivement « Pologne A » et « Pologne B ». Cette dichotomie est souvent utilisée pour évoquer une Pologne dans l’ère du temps et une autre sous-développée. En quoi consiste cette conception de la Pologne et peut-on la considérer comme pertinente ?
pologne_a_et_b.jpganalyse.png On considère souvent qu’il y a deux Pologne, que l’on appelle respectivement « Pologne A » et « Pologne B ». Cette dichotomie est souvent utilisée pour évoquer une Pologne dans l’ère du temps et une autre sous-développée. En quoi consiste cette conception de la Pologne et peut-on la considérer comme pertinente ?
 
 
« Pologne A » vs. « Pologne B » ?

La première Pologne serait celle qui se trouve à l’Ouest de la Vistule, et dont le niveau de vie serait plus élevé parce qu’elle est plus urbanisée et plus industrialisée. Bien que la Pologne soit dotée d’un tissu urbain dense, la majeure partie de celui-ci serait située dans cette « Pologne A ».

Les cinq villes dont la population est supérieure à 500 000 habitants (Varsovie, Łódź, Cracovie, Poznań et Wrocław) sont les centres économiques et culturels fondamentaux de la Pologne, Varsovie ayant le monopole du rôle politique. De même, des villes d’importance non négligeable, comme Bydgoszcz, Gdańsk, Katowice ou Szczecin font aussi partie de cette « Pologne A ». Pour confirmer cela, Barbara Despiney utilise une typologie de peuplement régional qui montre que les régions les plus peuplées et les plus urbanisées sont celles de Silésie et celles qui incluent les principales villes polonaises citées. Il y aurait donc bien un déséquilibre en faveur de la « Pologne A ».

En face, se trouve la « Pologne B » qui « porte les stigmates d’un certain sous-développement » selon Édith Lhomel. Au manque d’infrastructures, d’industrie et de tissu urbain s’ajoutent des terres agricoles peu aidées par leur morcellement et leur manque de rentabilité. Le niveau de vie est pour le moins modeste et n’est pas près de s’améliorer tant il semble difficile de réformer la structure mono-sectorielle (agricole) de ces territoires.

Par ailleurs, la Pologne « orientale » ne bénéficie pas de « l’effet frontière » qui stimule la « Pologne A » par la présence de l’Allemagne, étant donné qu'elle borde des pays comme la Biélorussie ou l’Ukraine. Ainsi, souligne Édith Lhomel, « il […] est avéré que les micro-exploitations du sud-Est du pays condamnent les voïvodies de Lublin et de Podkarpackie (Basses-Carpathes) à un retard de développement qu’il serait souhaitable d’enrayer au regard du dynamisme dont témoignent, par contre, celles de Wielkopolskie ou de Łódź, où la taille des exploitations et la diversification des activités agricoles participent à la vitalité de ces régions ».

Les origines du clivage

Pour quelles raisons la Pologne est-elle ainsi divisée entre une « Pologne A » et une « Pologne B » ? Cet état de fait aurait été entériné par les partages que la Pologne a connus à la fin du XVIIIe siècle, comme l’expliquent Daniel Beauvois et Norman Davies. D’une part, la Prusse et l’Autriche-Hongrie se sont approprié l’Ouest de la Pologne, d’autre part, la Russie à fait siens les territoires orientaux. Les premières ont favorisé un certain développement économique sur leurs territoires dont la dernière a fait l’économie sur les siens. Cette division socio-économique de la Pologne aurait été pérennisée pendant l’entre-deux-guerres, par le déplacement des frontières après 1945 et, surtout, par la période communiste qui, en dépit d’une volonté visant à niveler les disparités régionales, avait localisé en réalité 40% de ses investissements dans les macro-régions du sud, et surtout en Silésie, région minière. Entre 1950 et 1985, les 18 régions (sur 49) qui se trouvaient à l’Est n’ont eu droit qu’à 0,1% des investissements industriels.

Les inégalités d’aujourd’hui sont donc celles d’autrefois. Les investissements en Pologne orientale étaient ponctuels, surestimés – formant des complexes industriels énormes – et déconnectés du contexte régional. La crise économique et la transformation après 1989 ont encore agrandi l’écart, la chute de la production allant de pair avec une restructuration difficile.

Si l’on prend d’autres indicateurs, la séparation entre les deux Pologne apparaît d’autant plus nette. Le solde migratoire est positif à l’Ouest et négatif à l’Est. Les migrations ne sont pas sans signification : elles indiquent non seulement le niveau de vie d’une région à un instant-t et le passé de celle-ci (difficultés de restructuration, faible taux d’emploi et fort taux de chômage, environnement institutionnel insatisfaisant), mais aussi la perception du futur de ladite région. Le chômage est plus élevé à l’Est et le PIB régional des seize voïvodies montre clairement une fracture entre les deux Pologne, l’une comprenant les voïvodies qui sont les « locomotives » du développement, l’autre incluant celles qui sont les moins développées (parmi lesquelles on trouve Lublin et les Basses Carpathes). De même, les zones économiques spéciales (ZES) se trouvent en majeure partie dans la « Pologne A », ce qui confirme le dynamisme de celle-ci.

Géographie électorale de la Pologne

 
 
L’analyse politique semble confirmer cette division entre une « Pologne A » et une « Pologne B ». La transformation postcommuniste et l’élargissement de 2004 ont été bénéfiques pour les uns mais pas forcément pour les autres. Les « gagnants » et les « perdants » de ces deux décennies de changements profonds ont eu plusieurs fois à s’exprimer par le vote. Celui-ci peut, dans ses résultats, être analysé selon un schéma géographique qui peut apparaître lors d’enjeux comme celui de l’entrée dans l’Union européenne. Clem et Chodakiewicz ont montré qu’il y avait un lien entre l’approbation de l’entrée de la Pologne dans l’Union européenne et la situation socio-économique du votant.

Or, si l’on regarde le résultat de ce vote, on s’aperçoit que, à l’instar de l’histoire, la géographie « compte » aussi. Un schéma électoral émerge, qui a deux visages, ceux des deux Pologne. Il importe alors de savoir de quelle manière on peut l’interpréter. Analysons tout d’abord les résultats selon le pourcentage de « oui » qu’a obtenu la question de l’adhésion à l’Union européenne. La moyenne nationale a été de 77,4%. Or, on remarque que le taux de « oui » a été le plus important à l’Ouest (84,2%) et qu’il a été le plus faible dans l’Est (71,1%).

De ces résultats, nous pouvons tirer la conclusion que l’Est demeure moins « europhile » que l’Ouest. Bien plus, les trois régions qui se sont le moins prononcées en faveur de l’entrée dans l’Union européenne sont trois régions de l’Est, en l’occurrence Lubelskie (63,3%), Podlaskie (68,6%) et Podkarpackie (70,1%).

Le facteur régional est donc fondamental dans la carte politique de la Pologne et il confirme l’existence d’une « Pologne A » et d’une « Pologne B ». Ce facteur semble d’ailleurs être confirmé dans les élections polonaises de 2005 : le Parti Droit et Justice (PiS) a été largement soutenu par l’Est et le centre de la Pologne, l’Ouest se prononçant plus pour le parti libéral Plateforme Civique (PO). Ainsi, comme le rappelle François Bafoil « ce clivage entre l’Est et l’Ouest semble recouper très exactement l’opposition entre Pologne A et Pologne B. La Pologne A fait référence aux territoires de l’Ouest anciennement sous domination allemande, avant 1918 ; la Pologne B, à ceux entièrement sous autorité russe. D’aucuns y voient la Pologne développée et industrielle opposée à la Pologne rurale, celle de la petite, voire micro-propriété agricole. D’autres encore, une opposition entre les valeurs représentées par le fameux triptyque traditionnel : Dieu, Honneur, Patrie propre aux régions de l’Est, et les valeurs de l’ouverture et de dynamisme dont ont toujours été qualifiées les régions de l’Ouest ».

Quelle cohésion territoriale ? Une analyse économique

Au-delà de l’approche dichotomique
Ces analyses politiques, pour être pertinentes, n’en restent pas moins insuffisantes. Elles véhiculent une conception négative d’une « Pologne B » sous-développée qu’il faudrait seconder, si ce n’est assister. On voit les implications que cela peut avoir lors de l’élaboration d’une politique qui n’aura de développement que le nom. Une telle conception participe d’une vision « peu scientifique, et d’un lieu commun éculé pour ne pas dire suranné, celui des "deux" ou "trois" Pologne » selon Gilles Lepesant.

Une telle conception aurait par ailleurs le tort de présupposer la solidarité à toute politique publique qui serait destinée à ces régions. Or, il est peu judicieux de découpler la solidarité de la compétitivité, sauf à viser la dépendance de subsides centraux. C’était sans doute ce qui constituait la logique des transferts financiers opérés durant la période communiste sous le slogan de « solidarité avec les régions les plus pauvres ». On est loin du développement endogène des régions que suppose l’utilisation des fonds structurels et la mise en place d’une politique régionale. Finalement, une telle conception occulte le fait que les disparités ne sont pas uniquement inter-régionales ; on peut aussi se demander si elles ne sont pas intra-régionales. Celles-ci renvoient aux contrastes qui apparaissent entre les villes et leurs périphéries au sein d’une même région.

Il faut donc repenser les clivages polonais non plus par le biais d’une approche politique, mais à travers une approche économique qui, sans réfuter l’approche politique, la complète en montrant la complexité du problème de la cohésion territoriale, surtout dans la Pologne orientale.

L’analyse économique reprend les mêmes prémisses que l’analyse politique. L’espace polonais accuse des lignes de fracture, mais celles-ci ne sont pas uniquement géographiques : ainsi, il y a effectivement des régions sinistrées, en l’occurrence plus à l’Est qu’à l’Ouest, si on considère le critère agricole. Mais si on adopte le critère sectoriel, on se rend compte que les régions de l’Ouest sont touchées, elles aussi, mais dans le secteur industriel. En témoignent la région de Silésie et la ville de Łódź. Celles-ci ont pour point commun de posséder des industries crépusculaires.

La Silésie est en effet le point nodal de l’industrie sidérurgique et minière polonaise : sa prise en charge puis sa réforme ont été particulièrement difficiles. Entre le mois de mai 1998 et celui de 2001, le nombre d’employés dans le secteur des mines est passé de 243 000 à 153 000, ce qui donne une diminution de 90 000 emplois, dont 62 000 retraites anticipées et licenciements indemnisés. La ville de Łódź, célèbre pour sa concentration de l’industrie textile, a dû faire face aux mêmes problèmes. Ces questions ont été d’autant plus difficiles à résoudre qu’on a pu constater un déficit de capital social et de volonté d’entreprise qui a porté préjudice à la remise en route de ces économies régionales.

Autre ligne de fracture, déjà abordée, celle qui sépare les villes des campagnes. Certaines villes, comme Łódź, ont souffert de la transformation post-communiste mais les investissements ont repris de plus belle parce que ces villes bénéficiaient d’un potentiel important de privatisation, d’une force de travail bon marché et d’une infrastructure certes obsolète, mais qui avait le mérite d’être là.

Les campagnes, elles, n’avaient pas tous ces atouts potentiels : les infrastructures n’étaient que faibles comparées à celles des villes. Les campagnes n’offraient pas l’effet possible d’économies d’échelles ni de privatisations aussi fructueuses que celles des villes. Elles étaient par ailleurs désavantagées par des exploitations agricoles avec des subventions allant decrescendo. Or, ce gouffre entre villes et campagnes s’agrandissait par un effet de ciseaux qui affectait les prix : dès 1994, les prix des produits industriels augmentaient plus vite que ceux des prix agricoles, ce qui a réduit le pouvoir d’achat des travailleurs agricoles, surtout en ce qui concerne les machines dont ils avaient besoin.

Le clivage villes-campagnes conduit donc à la question agricole, qui occupe une grande partie des travailleurs polonais mais qui ne produit qu’une valeur marginale du PIB polonais. De plus, cette ligne de fracture est à nuancer puisqu’elle ne montre pas toute la complexité de la question paysanne en Pologne, au sujet de laquelle il faut non seulement dépasser la vision duale qui l’oppose à la ville, mais aussi affiner la perception du monde rural lui-même, qui est loin de pouvoir être cantonné à la dichotomie « agriculture compétitive/agriculture repliée sur l’auto-subsistance ».

Vers des nouvelles lignes de fracture

 
 
Quelles leçons pouvons-nous tirer de ces lignes de fractures ? Elles rendent le clivage entre une « Pologne A » et une « Pologne B » plus complexe, même si elles ne remettent pas en cause l’existence d’une Pologne moins développée. Mais celle-ci n’est pas forcément celle que l’on croit. En fait, il faut se pencher non pas sur les différenciations inter-régionales, mais sur les disparités intra-régionales qui ont augmenté durant la décennie post-communiste. De fait, ce n’est plus à deux ou trois Pologne que les décideurs ont à faire, c’est à plusieurs catégories de régions qui varient selon les indicateurs et les critères que l’on adopte.

Sans doute faut-il se pencher sur le rôle des villes autour desquelles se structurent ces clivages. On a pu conclure en effet que les régions les plus dynamiques le devaient à leurs métropoles. Ces dernières disposent en effet d’un potentiel économique fondé sur le capital humain que la métropole thésaurise, les économies d’échelle, un savoir-faire technique et un environnement institutionnel propice à l’investissement.

De ces critères peut découler une typologie en quatre segments. Le premier concerne les campagnes avec une faible capacité économique et un faible potentiel de croissance. Le second renvoie aux régions connaissant des difficultés quant au marché du travail mais avec une capacité économique moyenne. Le troisième inclut les régions disposant d’une capacité économique plus que satisfaisante, d’un riche capital humain et d’un certain progrès technique. Le quatrième, enfin, concerne les régions industrielles avec un haut capital réel et un capital humain peu qualifié. Force est de constater que le segment le plus performant est le troisième, puisque c’est celui qui contient les grandes métropoles, sa « capacité économique » lui provenant du capital humain et du progrès technique.

Ainsi, si l’analyse politique et l’analyse économique partent des mêmes prémisses, elles en arrivent à des conclusions divergentes quant à la géographie de la Pologne. Le second type d’analyse montre clairement, selon Lise Bourdeaux-Lepage, que « les différences régionales de développement sont aussi peut-être le résultat de l’inertie existant dans le choix de localisation des firmes. Par conséquent, certaines régions ou certaines villes polonaises bénéficient d’un développement plus rapide en raison de leur histoire, de leur dotation en équipement, au début du processus de transformation systémique, dotations devenues les gages de leur réussite. Un certain déterminisme spatial apparaît comme élément explicatif des inégalités régionales de croissance, mis en évidence notamment par l’ouverture du pays et le démantèlement du CAEM [Conseil d’Aide Économique Mutuelle] ».

L’autre facteur qui confirme ce déterminisme spatial et l’accroissement des disparités régionales, c’est la re-polarisation des activités qui se fait selon les spécialisations régionales. Or, cela se traduit par une certaine rigidité du marché du travail qui n’est pas sans pénaliser les régions qui ont du mal à s’adapter à la transition. En effet, d’après Lise Bourdeaux-Lepage, « ce sont les régions mono-fonctionnelles (agricoles ou non) qui ont le plus de difficultés d’adaptation, ce qui se traduit par un faible volume de licenciements et d’embauches mais également par un taux de chômage plus bas dans certaines régions. Ces régions connaissent une stagnation de leur marché du travail qui reflète une faible transformation de leur structure d’activité et mène à un niveau de PIB par tête faible ». L’enjeu n’est donc pas d’entériner ce cercle d’un marché du travail qui reste rigide, loin s’en faut. Il s’agit plutôt de le modifier de sorte qu’il donne aux régions en difficulté leur « capacité économique ».

À suivre l’approche de l’économie géographique, on se rend compte que la Pologne accuse des concentrations spatiales de richesses et que la croissance, loin d’être répartie de manière homogène dans l’espace, est en fait un processus qui se polarise. On est donc conduit en même temps à admettre les clivages de l’espace polonais et à repenser la politique qu’il faut conduire pour y répondre. En effet, le clivage politique « Pologne A » et « Pologne B » penchait vers un des termes de l’alternative classique à toute politique régionale, à savoir la solidarité. Le clivage économique confirme cette différenciation entre l’Ouest et l’Est de la Pologne. Toutefois, il en montre non seulement les tenants et les aboutissants (variables concernant les villes, les secteurs, les rigidités du marché du travail, etc.), mais aussi invite-t-il à choisir l’autre terme de ladite alternative, autrement dit la croissance.

 
Pour aller plus loin :
 
 
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A lire
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Bafoil, François, Pologne : réflexions sur les élections d’octobre 2005, CERI, novembre 2005
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Barjak, Franz, « Regional Disparities in Transition Economies : a Typology for East Germany and Poland », in Post-Comunist Economies, vol. 13, n° 3, 2001
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Beauvois, Daniel, La Pologne, Histoire, Société, Culture, Éditions de la Martinière, 2004, pp. 157-198 et la carte p. 176
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Blazyca, George, et alii, « Poland – Can Regional Policy Meet the Challenge of Regional Problems », in European Urban and Regional Studies, 9 (3), p. 264
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Bourdeau-Lepage, Lise, « Disparités régionales et économie en transition : le cas polonais », in Analyses économiques de la transition postsocialiste, Andreef, Wladimir (dir.), La Découverte/ROSES, Paris, 2002
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Bourdeau-Lepage, Lise, « Marché du travail et disparités régionales en Pologne », in Région et développement, n° 15, 2002
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Clem, Ralph S., Chodakiewicz, Marek Jan, « Poland Divided : Spatial Differences in the June 2003 EU Accession Referendum », in Eurasian Geography and Economics, 2004, 45, n° 7, pp. 475-490
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Davies, Norman, Histoire de la Pologne, Fayard, 1986, pp. 334-339 et la carte p. 335
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Despiney, Barbara, « Les disparités régionales en Pologne à la veille de son adhésion à l’Union européenne », in Le Courrier des Pays de l’Est, n°437, février 1999
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Lhomel, Édith, « Régions, territoires et administrations », in La Pologne, Bafoil, François dir., Fayard, 2007
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Lepesant, Gilles, « À quoi servira la politique régionale européenne en Pologne ? », in Annales de géographie, n° 636, 2004

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