Les réseaux de villes dans l’espace baltique : le mythe, "visée mobilisatrice" ou "identité de l’être" ?

Par Nicolas Escach | 30 mai 2012

Pour citer cet article : Nicolas Escach, “Les réseaux de villes dans l’espace baltique : le mythe, "visée mobilisatrice" ou "identité de l’être" ?”, Nouvelle Europe [en ligne], Mercredi 30 mai 2012, http://www.nouvelle-europe.eu/node/1492, consulté le 26 septembre 2017

Les réseaux de villes baltiques ne produiraient que des discours. Les acteurs politiques se perdraient en rapports aussi volubiles qu’inutiles et rêveraient d’improbables transferts d’expérience. Les régions ne prendraient forme que par « des actes de langage » (Neumann, 1994). De l’action, de l’action, de l’action ! Coupons la parole aux acteurs et venons-en au but : qu’avez-vous donc fait pendant tout ce temps ? Mépriser le discours, le symbolique, le mythologique, ne serait-ce pas oublier la spécificité des territoires baltiques ? Ne passons-nous pas ainsi à côté de la souffrance, de la division, des déchirures ? Ne négligeons-nous pas les « interférences multiples et un rapport au temps si particulier » qui ont donné naissance dans ces espaces « à un foisonnement de différences et à une exacerbation des altérités (…), à des créativités radicales » (Rey, 1996). Le mythe en baltique ne nourrit-il qu’une « identité de l’être » (ou du « paraître ») qui pour Predrag Matvejević éclipserait « l’identité du faire » ? Ne pourrait-on pas lire dans les grands récits ou les petites histoires « une visée mobilisatrice » qu’Albert d’Haenens appelait de ses vœux ?

Il était une fois…

Tomas Venclova, poète lituanien, avait bien résumé le rapport des pays de l’entre-deux à leur mémoire : « Pour l’Occident, le passé chaque jour davantage se perd dans le passé. Personne ne considère que les intrigues menées par les Plantagenêts ou par Louis XIV puissent servir de leçons à la société. Personne ne croit vraiment à l’utilité des modèles anciens quand il s’agit de trouver le bon chemin dans le labyrinthe de la vie contemporaine. Il en est tout autrement en Europe centrale et à l’Est. Là-bas, le passé est vivant, actuel, s’insinue quotidiennement dans les journaux, influe sur le comportement des gens ». Une surexposition du champ d’expérience, une tendance à confondre l’espace et le langage qui le décrit, la production de l’histoire et sa consommation, sont les traits distinctifs de l’Europe centrale et orientale à toutes les échelles. Pour Peter Oliver Loew, chercheur allemand à l’institut germano-polonais de Darmstadt, la ville de Gdańsk n’a par exemple jamais pu sortir de « la sphère des narrations » dans laquelle elle s’était laissée enfermer (Loew, 2003). Si l’histoire propose, la ville devait disposer. Profiter de son capital symbolique n’est pas donné à tout le monde… L’agglomération accuse aujourd’hui un retard de développement face à ses rivales comme Poznań ou Wrocław

Il peut être étonnant que nous nous intéressions aux villes et aux réseaux de villes lorsque nous évoquons la culture des pays baltiques. Ces États ont en effet très souvent construit leurs identités nationales sur une image anti-urbaine. Dans les pays du Norden, la ville est le lieu d’où l’on part, le lieu que l’on fuit. Arto Paasilinna excelle dans ces récits de road movies au milieu d’une nature édifiante à l’image du Lièvre de Vatanen. Dans les romans finlandais, les personnages évoquent toujours une tante, un oncle, une sœur ou un frère qui travaille à Helsinki… La capitale n’est jamais le centre de l’action. L’essentiel est ailleurs. Irène van der Linde et Nicole Segers ont tenté de saisir cette complexité : « Helsinki, c’est l’Europe, le Nord, lui, ne l’est pas. L’Union européenne est faite pour les citadins. Helsinki se trouve à 1400 km d’ici ; là-bas on ne comprend rien à ce que nous sommes. Bruxelles est à des milliers de kilomètres, plus loin encore, et chez eux on ne nous comprend pas du tout. Nous appartenons à un autre univers » (Van der Linde ; Segers, 2010).

Dans les États baltes, l’espace rural a régulièrement été utilisé par les nationalistes pour contrer les influences venues de l’ouest de l’Europe (Lehti, 2003). Ainsi le débat entre isolationnistes et européanistes à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle en Estonie a vu s’affronter successivement Jaan Tõnisson, figure emblématique du mouvement national, défendant une certaine assise agraire et entrepreneuriale du pays et des artistes comme Gustav Suits du mouvement « Jeune Estonie », plus tardif, appelant à une culture européenne et urbaine. La plupart des grandes villes baltes ont été créées sous influence extérieure, notamment à l’époque où la Hanse des marchands est devenue une Hanse des villes. Comment, dans ce contexte, la ville pouvait-elle échapper à un soupçon d’étrangeté ? Pourquoi les Lettons se sont-ils sentis obligés d’affubler la maison des Têtes Noires de Riga de la maison Schwabe dont plusieurs des traits ramènent l’ensemble à l’art culturel letton ? Les villes baltiques portent immanquablement les stigmates de l’altérité. Une distance à double tranchant lorsque les plaies sont cicatrisées : coupure quand il s’agit de se connaître, couture quand il devient nécessaire de s’ouvrir. La ville s’affirme alors comme le véritable creuset des mythes de l’unité, seuls capables de nourrir la production d’un espace supranational.

Ils ne feront qu’un !

Dire « Baltique » n’était pas aussi facile. Il fallait fondre les différences, les souffrances, les frustrations. Une Finlande qui avait subi les influences suédoises puis russes, conduit la guerre d’hiver et celle de continuation. Une Estonie qui avait supporté la présence des chevaliers teutoniques et des Suédois avant d’être annexée par l’Union Soviétique. Une Lettonie qui avait souffert de l’arrogance des Barons germano-baltes repliés dans leurs châteaux et domaines de Courlande. Une Lituanie qui avait connu l’acculturation polonaise sous le régime de l’Union de Pologne-Lituanie puis de la République des deux Nations avant de perdre finalement le peu d’autonomie qui lui restait par la Constitution polonaise de 1791. Une Pologne, enfin, rayée de la carte au terme des trois partages successifs entre le Royaume de Prusse, l’Empire russe et l’Autriche. A cela, il faudrait ajouter les possessions danoises au Schleswig-Holstein, les occupations suédoises en Poméranie, les multiples guerres entre la Suède et le Danemark notamment au moment de l’éclatement de l’Union de Kalmar (guerre nordique de Sept Ans).

Oublier la mer belliqueuse pour façonner la « mère » nordico-baltique n’est pas un processus récent. Longtemps le recours aux mythes unificateurs a pris place dans un climat de division. Le mot « Baltique » a été prononcé à de multiples reprises, bien avant la décennie 1990, alors même que les conditions pour en faire un énoncé performatif n’étaient pas réunies. Le poncif « la Baltique doit être une mer de paix », slogan de la « semaine baltique » de Rostock (1958-1975), est par exemple à inscrire dans un contexte de guerre froide. La RDA, en quête de reconnaissance internationale, cherche alors à multiplier les contacts avec des autorités du nord de l’Europe. La « balance nordique », synonyme de neutralité suédoise et de double-jeu finlandais, a d’ailleurs souvent poussé les autorités de la république démocratique à vouloir en renverser l’équilibre : qui ne dit mot consent… Lorsque la traditionnelle semaine baltique de Kiel se permet de convier des militaires liés à l’OTAN, les autorités de Rostock décident de monter une semaine entière d’expositions, de concerts et de conférences invitant de nombreux Scandinaves à intervenir. Les affiches publicitaires de la première édition arborent la voile carrée d’un Kogge hanséatique affublée de l’ensemble des drapeaux des pays baltiques. Alors que la coque porte l’inscription « paix », un fanion flottant en haut du mât principal laisse deviner la silhouette d’une colombe…   

La chute du rideau de fer a rendu possible une coopération de l’ensemble de l’espace baltique que l’histoire tourmentée avait fini par rendre improbable. Tout était à (ré)inventer. Cette période correspond à l’apogée du mythe réticulaire. Bien qu’imparfait, il vise à faire oublier la lourdeur géopolitique : le rapport à l’autre est celui du lien. Michel Chevalier dans son « Système de la Méditerranée » résume ce pouvoir presque spirituel du réticulaire. Le réseau permet de dépasser la lutte de l’Orient et de l’Occident. Il unit la chair et l’esprit, la femme et l’homme. Opérateur symbolique de cette fusion, sorte d’eucharistie des temps modernes, il joue pour les fidèles du Nouveau Christianisme un rôle équivalent à celui du Christ dans la religion traditionnelle, un lieu majeur de transsubstantiation (Musso, 2010). 

Il est intéressant de constater que les mythes spatiaux qui se sont mis au service du projet politique d’unité baltique sont des mythes nationaux. Une relecture nationale du supranational en quelque sorte… Le plus célèbre d’entre eux est le mythe germanique de la Nouvelle Hanse. Dès 1980, de nombreuses villes baltiques se réunissent au cours des Journées de la Hanse des Temps Nouveaux. En 1988, Björn Engholm, le président du Land Schleswig-Holstein, lance le concept de « Nouvelle Hanse » afin de placer sa région en situation de pont entre l’ouest et le nord de l’Europe. Le futur candidat au poste de chancelier évoque une coopération décentralisée, supranationale et régionale. La Hanse est censée rappeler une coopération active entre les territoires de la mer Baltique. La référence fait pourtant grincer des dents du côté de la Scandinavie, les royaumes de Suède, du Danemark et de Norvège ayant bâti l’Union de Kalmar (1397-1523) contre la suprématie de la ligue hanséatique. La routinière solidarité nordique ne devait pas être remise en cause… De plus, « Hanse » n’est pas tout à fait neutre : le mot rappelle les exacerbations nationalistes et nazies. Au cours de la décennie 1990, un ensemble de projets concurrents, tout aussi égocentrés, émergent. Valdis Birkavs, ministre des Affaires étrangères letton, propose de créer une nouvelle route de l’ambre en 1997. Toomas Hendrick Ilves, ministre des Affaires étrangères d’Estonie, appelle quant à lui à ressusciter la culture du Yule, une fête païenne préchrétienne. Il cherche ainsi à rattacher son pays à un vaste ensemble scandinave.

Le mythe de la « Nouvelle Hanse » a bénéficié incontestablement d’une position d’hégémonie parmi ces diverses propositions. De nombreux réseaux comme l’Union des Cités de la Baltique n’ont pas hésité à évoquer ce passé « commun ». L’union de l’Ouest et de l’Est n’est d’ailleurs jamais anodine. Lorsque l’Ouest cherche à retisser des liens avec l’Est, la relation est à deux faces. Solidarité, générosité et transfert en face A ; paternalisme, spéculation et manipulation en face B. Les propos d’Anders Engström, ancien maire de Kalmar et co-fondateur de l’Union des Cités de la Baltique, en 2001 à Rostock à l’occasion des 10 ans de l’organisation, peuvent faire sourire : « Lorsque j’ai commencé à prendre contact avec la ville de Gdańsk, il était impossible d’utiliser le téléphone. Envoyer des documents était également très difficile. Il n’y avait pas encore de fax à la municipalité de Gdańsk, seulement des Télex. Nous n’utilisions plus de Télex à Kalmar depuis une vingtaine d’années ». Comment ne pas être divisé devant une telle déclaration ? D’un côté, elle met en évidence la difficulté d’une coopération que l’histoire, les conditions matérielles, humaines, techniques rendaient presque irréalisable. D’un autre côté, elle rend compte de l’instrumentalisation qui sera faite à l’Ouest de la réunification des deux rives. Mieux vaut lorsqu’on est une ville suédoise associer quelques Lituaniens ou Polonais pour toucher le jackpot des fonds européens…

Et si on parlait d’espace ? 

« Les mythes de l’unification » invitent à une plongée conceptuelle dans l’épistémologie de la géographie. La Nouvelle Hanse est la condition d’un ancrage occidental. Julien Gueslin parle de l’identité européenne comme d’un « antidestin ». L’européanisation, à l’est de la baltique, est d’abord une manière de tourner le dos au monde russe. L’ennemi venu de l’extérieur converge souvent avec celui de l’intérieur. Faites donc l’expérience, votre guide du routard à la main, de demander à un Letton où se trouve le quartier russe. Il y a de grandes chances pour qu’il ne soit pas très rassurant : vous alliez vous aventurer dans un vrai coupe-gorge, un véritable hub du crime organisé, votre vie est en danger, un pas de plus et il ne vous reste qu’une demi-heure à vivre (pour peu que le jour de votre mort soit programmé un dimanche après-midi, lorsque les rues sont calmes). En revanche, la sphère russe est beaucoup moins gênante lorsqu’il s’agit pour des villes baltes d’évoquer leur centralité historique. La Hanse évoque le carrefour, le brassage, le croisement. Un comptoir hanséatique était toujours une étape entre l’Ouest et l’Est… La centralité est le coup de poker de n’importe quelle ancienne ville hanséatique, quelle que soit sa position ou sa taille : vous avez trouvé la recette pour transformer Francfort-sur-l’Oder en parfaite petite capitale européenne… La centralité est l’arbre qui cache la forêt : nous appellerons cet orgasme géographique le modèle centre/périphérie. Les États baltiques auraient-ils un « complexe géographique » tel que le décrivait l’écrivain polonais Czesław Miłosz ? La peur d’une relégation des territoires baltiques au sein d’une Europe en construction s’est affichée dans toute sa force dans la revendication d’une dimension septentrionale. Pourtant, certains États baltiques, certes éloignés du pôle bruxellois, n’ont pas à rougir : économiquement, ils font régulièrement figure de tigres européens. Mais comment prendre confiance lorsqu’on a toujours été dans la classe de ceux qui perdent ? La Hanse était l’occasion de rappeler une nouvelle centralité symbolique de l’Union européenne : Rome et Athènes n’étaient plus seules depuis l’arrivée de Lübeck…

Fallait-il boire ces paroles ?

« Les mythes de l’unification » ont eu une issue assez inattendue. Les efforts dévolus au renforcement des liens entre les espaces baltiques ont été freinés par la contrainte du marché. La réflexion amorcée dans les années 2000 autour du Forum de développement de la Baltique (BDF) et des travaux du spécialiste du marketing Wally Olins sur la notion d’image de marque ont conduit à une division de la Baltique en sous-espaces plus faciles à vendre aux touristes et investisseurs étrangers, notamment asiatiques. La mer Baltique, unité polymorphe, mosaïque de langues et de cultures s’est alors confrontée à sa propre artificialité. Le même tour de passe-passe qui avait rendu la régionalisation possible au cours de la décennie 90 venait à présent entraver sa promotion. La construction de produits baltiques supposait que les grandes narrations laissent leur place aux petites histoires autour de sous-espaces clairement identifiables bien que tout aussi discutables (la Scandinavie, les pays baltes ou encore le couple Pologne/Allemagne). Une nouvelle aire narrative s’ouvrait alors et avec elle un discours inédit : les territoires baltiques pouvaient désormais jouer la carte de leurs différences. Les deux étapes étaient essentielles. La métaphore de l’unité, embrassant volontairement la moindre distinction dans une totalité floue, permit de tisser des liens longtemps distendus, tout en assurant la progression de l’européanité. La nécessaire prise en compte de la diversité ouvrit le champ d’un saut d’échelle vers le marché global, proposant des labels clairs (le design nordique, le médiéval balte) aux acteurs internationaux. 

L’objectif ultime des grandes narrations et des petites histoires ne fut pas d’offrir une identité commune aux habitants des États riverains. Ceux-ci sont bien trop pudiques. Les murs de protection sont tellement nombreux qu’il est parfois difficile de mener une investigation, pour peu que le but soit un dépassement des clichés, des récits formatés, dimensionnés et ajustés. La pratique du storytelling fut bien plus l’occasion de soulever une autre question : quelle est la place de mon territoire dans le monde et l’Europe d’aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’être à sa place ? Où est-il plus stratégique et/ou moins douloureux de se frayer un chemin ? Même si la vertu de l’unité a pu cacher ici ou là quelques vices (corruption, spéculation, paternalisme), elle a de toute évidence favorisé des trajectoires d’adaptation face aux changements. Au contraire des grandes villes globales comme Londres ou New-York, les métropoles baltiques ont choisi de rejoindre la mondialisation par le bas des échelles d’espace. L’entrée n’est pas fracassante mais elle se révélera peut-être efficace. Cette reconnaissance n’était pas gagnée d’avance. Dans une région où tout restait à construire, à prouver, à démontrer, l’essentiel était de retrouver la confiance en son voisin. Du bavardage me disiez-vous ? Un bon début…

Pour aller plus loin

À lire

Ouvrages généraux

D’HAENENS, A., (1984), L’Europe de la Mer du Nord et de la Baltique, Paris, Albin Michel, 427 p.

LEHTI, M., SMITH, D-J., (2003), Post-Cold War identity politics: Northern and Baltic experiences, Londres, Editions Routledge, 320 p.

LOEW, P.O. (2003), « Niemieckość – polskość – wielokulturowość? Gdańsk i jego mity », in: DYMNICKA, M., OPACKI, Z., (ed.), Tożsamość miejsca i ludzi. Gdańszczanie i ich miasto w perspektywie historyczno-socjologicznej, Varsovie, Oficyna Naukowa, pp. 107-118.

MUSSO, P., (2010), « Utopie et Idéologie des réseaux », in : VANIER, M., COMMERÇON, N., BLETON-RUGET, A., Réseaux en question : utopies, pratiques et prospective, Mâcon, Institut de recherche du Val de Saône-Mâconnais, 432 p.

PAASILINNA, A., (1993), Le lièvre de Vatanen, Paris, Gallimard, 203 p. 

REY, V., (1996), Géographie universelle- Europes orientales, Russie, Asie centrale, Paris, Belin, 480 p.

SEGERS, N., VAN DER LINDE, I., (2010), Gens des confins, Paris, Essai, 471 p.

VENCLOVA, T., (1991), Les héritiers de Gediminas, Paris, Belvédère, 71 p. 

Thèses

GUESLIN, J., (2007), La France et les petits États Baltes : réalités baltes, perceptions françaises et ordre européen (1920-1932), Thèse de doctorat dirigée et soutenue par Robert Frank, Université de Paris-Panthéon-Sorbonne, 624 p.

SERRY, A., (2006), La réorganisation portuaire de la Baltique orientale, Thèse de doctorat dirigée et soutenue par Pierre Thorez, Université du Havre, 373 p.

Sitographie

L’Union des Cités de la Baltique (UBC) : http://www.ubc.net/ (Consulté le 14/05/2012)

Article tiré d'une intervention au séminaire doctoral Espaces et identités en mouvement dans les aires germanique, néerlandophone et nordique, Paris IV Sorbonne, Samedi 12 Mai 2012.

Source photo: 

  • Plakat zur 1. Ostseewoche 1958 *Quelle: Landesarchiv Greifswald, Rep.210 Komitee Ostseewoche Nr. 617, sur http://www.kulturwerte-mv.de
  • Ciel nuageux en Baltique, Tröss Nipanki le Roij, 2011 sur flickr
  • Graphes réalisés par l'auteur en 2014.

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