Le syndicalisme en Europe

Par Pascal Orcier | 5 décembre 2011

Pour citer cet article : Pascal Orcier, “Le syndicalisme en Europe”, Nouvelle Europe [en ligne], Lundi 5 décembre 2011, http://www.nouvelle-europe.eu/node/1331, consulté le 16 décembre 2017

L’examen des taux de syndicalisation en Europe est révélateur des disparités qui existent dans ce domaine au sein de l’Union européenne. Il représente la part des travailleurs syndiqués par rapport au nombre total de travailleurs. Les mouvements syndicaux en Europe ont été légalisés à partir du XIXe siècle après avoir été durement réprimés. Ils ont pu faire l’objet de recompositions internes au fil du temps. Selon les contextes nationaux, ils conservent une grande vitalité ou au contraire semblent en perte de vitesse.

 

 

Du fait de la diversité des traditions syndicales, de l’image renvoyée par les différentes organisations, de leur mode de fonctionnement et des retombées directes que peut générer l’appartenance à une organisation syndicale dans certains États, il est difficile de parler d’un modèle syndical européen. Dans les États d’Europe du Nord, plus de la moitié des travailleurs sont syndiqués et les taux de syndicalisation restent élevés bien que l’on observe un phénomène d’érosion depuis une décennie. La Suède est ainsi passée de 80% en 1999 à 68% en 2010. À l’inverse, on relève des États où ce taux est traditionnellement bas, comme la France (8%), l’Espagne (15%) ; néanmoins ces chiffres restent stables d’une année sur l’autre.

Les trois États baltes se distinguent aussi par leurs taux très bas, mais qui s’expliquent par des raisons différentes : le syndicalisme reste associé dans l’esprit des populations à celui qui existait du temps de l’Union soviétique, et de ce fait les organisations collectives ont du mal à attirer de nouveaux travailleurs.

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Source photo : European Trade Union demonstration, par habeebee, sur flickr

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