L’OTAN à Riga : la sécurité est omniprésente

Par Liza Belozerova | 29 novembre 2006

Pour citer cet article : Liza Belozerova, “L’OTAN à Riga : la sécurité est omniprésente”, Nouvelle Europe [en ligne], Mercredi 29 novembre 2006, http://www.nouvelle-europe.eu/node/62, consulté le 15 décembre 2018
riga_sommet Les transports publics ne fonctionnent pas, les magasins sont fermés, le centre-ville quadrillé et interdit au public ; ceux qui habitent les zones rouges sont munis de badges d’entrée pour accéder à leur domicile. Une ligne téléphonique gratuite est ouverte pour consulter les horaires d’accès à certains quartiers. Les rues sont désertes ; il n’y que des policiers, des militaires, armées jusqu’aux dents et des hélicoptères qui patrouillent la ville. On se croirait sur le tournage de «1984 » de George Orwell, mais on est à Riga où se tient le sommet de l’OTAN le 28 et 29 Novembre.
  
Un moment historique, d’une importance particulière : c’est la première fois qu’un rassemblement de si haut niveau a lieu sur le territoire de l’ex-URSS. Riga a été choisie pour accueillir le sommet de l’OTAN 2006. La Lettonie est à la fois émue et fière de la confiance qu’on lui a accordée. Selon le quotidien letton « Diena », ce choix met en évidence les changements dans l’attitude envers les pays de l’Est ainsi qu la réputation plutôt positive que la présidente Vaira-Vike Freiberga, le visage emblématique du pays, a acquise sur la scène politique mondiale.   Le point principal à l’ordre du jour est l’Afghanistan. Il sera aussi question de Darfour, de l’Iran, de la Corée de Nord et la sécurité énergétique. Les Etats-Unis cherchent à faire part à leurs partenaires transatlantiques des enjeux en Afghanistan, en soulignant l’importance de la coopération militaire et d’une façon plus large des réformes démocratiques à travers le monde. En revanche, l’élargissement de l’OTAN  ne figure pas parmi les thèmes abordés.  Les normes de sécurité exorbitantes déployées à Riga expliquent peut être le peu de la médiatisation du sommet et donnent à réfléchir sur la sécurité dans le monde au 21ième siècle.
Ce somment fait aussi beaucoup de bruit en Russie où les médias soupçonnent Freiberga, candidate malheureuse au poste de secrétaire générale de l'ONU, de briguer le poste de secrétaire générale de l'OTAN. Imaginons le séisme en Russie de voir la présidente d'un ancien membre du Pacte de Varsovie aux commandes de l'OTAN! 

Ajouter un commentaire