Europe centrale

La Bulgarie dans la crise : un gouvernement à contre-courant ?

Par Miroslava Ivanova | 5 avril 2010

La Bulgarie a été jusqu'à présent moins affectée par la crise financière de 2008 si on la compare aux autres pays de l'Union européenne. Beaucoup de pays de l'Europe de l'Est, parmi lesquels la Hongrie, l'Ukraine, le Belarus et la Lettonie, ont même été obligés de recourir au FMI qui leur a accordé des prêts d'urgence. Aujourd'hui, la crise se fait sentir et le gouvernement semble n'avoir qu'une réponse : la rigueur.

Pôle position ? L’industrie automobile polonaise à l'épreuve de la crise

Par Zbigniew Truchlewski | 1 mars 2010

Souvenez-vous de l’industrie automobile polonaise il y a vingt ans : de tristes polonez, fiat et autres maluch incarnant l’échec de la sous-performance communiste. Aujourd’hui, le pays roule avec des voitures modernes qui y sont produites pour toute l’Europe. Quelle mouche a bien pu piquer l’industrie automobile polonaise ? Que nous apprend son évolution sur le type de capitalisme qui émerge en Pologne ? Que nous montre-t-elle sur l’intégration économique européenne et la crise économique de 2007 ?

La Slovaquie : la Détroit de l'Europe ?

Par Pauline Joris | 1 mars 2010

(Auto-)surnommée le “tigre d’Europe centrale” au début des années 2000, alors que son économie affiche un dynamisme certain et que d’importantes mesures, telle une “flat-tax” à 19%, sont mises en oeuvre avec succès, la Slovaquie connaît, en 2007, un taux de croissance du PIB à deux chiffres (10,4 %). Après la crise de 2008, alors que l’industrie automobile et électronique occupent une place essentielle dans son économie, comment se porte la Slovaquie en 2010 ?

La Table Ronde – le meuble le plus controversé de la fin du Communisme

Par Dorota Szeligowska | 8 décembre 2009

La fin du Communisme a été négociée en Pologne par les représentants de l'opposition démocratique et du Parti autour de la Table Ronde, entre le 6 février et le 5 avril 1989. Même si ce modèle s'est révélé réussi et a été suivi dans d'autres pays, il, et la Table Ronde elle-même, inspire jusqu'à aujourd'hui des réactions contrastées, voire violemment opposées, entre les hommes politiques et les gens ordinaires.

Le bar à lait, objet de la nostalgie polonaise ?

Par Zbigniew Truchlewski | 1 décembre 2009

Prenez quelques recettes classiques de la cuisine polonaise, saupoudrez d’histoire, mélangez avec un peu de nostalgie et ajoutez quelques clichés de la période communiste avant de faire mariner le tout dans un local bien connu pour son insalubrité ainsi que ses cuisinières enveloppées et tyranniques ; ne manque plus qu’un zeste de transformation économique et politique pour l’arrière goût et la toile de fond. Vous voilà dans un bar à lait, vieille institution polonaise bien connue désormais des touristes affamés d’images du passé communiste. Que nous apprend-t-elle sur ce pays et au sujet de la nostalgie ?

Le mur de la Rue Maticni

Par Véronique Antoinette | 2 novembre 2009

Octobre 1999, à un mois de l'anniversaire des dix ans de la Chute du Mur de Berlin, la honte s’abat à nouveau sur l’Europe : un mur est construit au cœur d’une ville tchèque, Usti nad Labem, pour séparer les « Blancs » des Roms. Le mur est dénoncé, démonté à mains nues, puis officiellement détruit, mais un mur invisible entre Tchèques et Roms n’en reste pas moins toujours perceptible.

Václav Klaus, dissident de l'UE ?

Par David Cadier | 5 octobre 2009

Après la victoire du oui lors du second référendum irlandais, l’avenir du Traité de Lisbonne est entre les mains de Václav Klaus, qui renâcle à apposer sa signature à la ratification d’un document qu’il a combattu jusque dans les locaux de la Cour constitutionnelle de son pays. Il n’est pas certain que ce regain d’attention et ce rôle de dernier combattant déplaise à cet homme politique iconoclaste, lui qui s’autoproclama « dissident » de l’Union européenne. Václav Klaus n’a pourtant rien d’un dissident au sens historique du terme. Portrait d’un personnage haut en couleurs, respecté par la population tchèque plus de par la fonction qu'il exerce que pour ses prises de positions.

Czeslaw Milosz : la « Pensée captive » sous le joug communiste

Par Véronique Antoinette | 5 octobre 2009

En Pologne, faisant fi du joug communiste, des écrivains et des mouvements littéraires ont créé une véritable dissidence culturelle. En son sein, Czesław Miłosz dans La Pensée captive a été un des premiers à révéler les mécanismes de l’aliénation culturelle exercée par les Communistes et à analyser le rôle des intellectuels dans les régimes autoritaires.

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