Ces Etats qui veulent l'Europe...ou pas

Par Anaïs Delbarre | 12 mars 2014

  

Europe, je crie ton nom ! En 1951, lors de la signature de la CECA (Communauté économique du charbon et de l’acier) entre les six Etats fondateurs de l’Union européenne d’aujourd’hui, l’objectif est non seulement de mettre en commun et de partager les ressources minières, mais surtout de s’unir au nom de la paix retrouvée en Europe.

Aujourd’hui à 28, le club des 6 s’est fortement élargi pour laisser entrer tous les Etats géographiquement européens, politiquement stables et démocratiques, partageant les mêmes valeurs affichées dans les Traités.

Mais après 60 ans de paix, quels grands objectifs communs l’Union européenne peut-elle prôner ? N’est-il pas l’heure de mettre en oeuvre un nouveau projet unificateur ?

Pendant qu’au sein de l’Union, citoyens et politiques se posent ces questions et tentent tant bien que mal d’y répondre, ailleurs, on est malade d’Europe et on souhaite s’en rapprocher. Au nom de quoi ? De la paix, de la stabilité économique et de la démocratie !

L’exemple le plus prégnant en ce mois de mars 2014 est bien sûr l’Ukraine, qui depuis novembre dernier lutte pour acquérir un peu de cette stabilité démocratique que Viktor Ianoukovitch, et d'autres avant lui, lui avait volée. Lorsque certains manifestants crient à l’Europe, c’est non seulement vers l'accord d'association avec l’Union européenne qu’ils se tournent, mais aussi vers les valeurs démocratiques que prône l’Europe occidentale.

Ce dossier traite de l’Ukraine, désireuse d’un rapprochement, mais aussi de l’Islande, de la Grande-Bretagne et de la Suisse, trois Etats qui ont voulu plus d’Europe (économique surtout) et qui ont fait, ou sont en passe de faire marche arrière. En effet, la Suisse remet aujourd’hui en question les accords de libre circulation qui la lient à l’Union européenne en ayant voté "oui" à l'initiative contre l'immigration de masse. L’Islande en 2009 préfère battre en retraite afin de protéger ses intérêts économiques, alors qu’en pleine crise économique elle tentait un rapprochement avec l’eurozone. La Grande-Bretagne, qui par deux fois dans les années soixante a essayé de se rapprocher des membres qui forment la communauté européenne, lancera probablement en 2017 un référendum concernant une potentielle sortie de l’Union européenne.

Ce sont ces Etats que le dossier du mois de mars tente d'appréhender.

Aller plus loin

Source photo : © Roxy Dime, 2012 (flickr)

Ajouter un commentaire

HTML filtré

  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.