9 mai 2010 : Mayotte et sa première fête de l'Europe

Par Pascal Orcier | 2 juin 2010

Pour citer cet article : Pascal Orcier, “9 mai 2010 : Mayotte et sa première fête de l'Europe”, Nouvelle Europe [en ligne], Mercredi 2 juin 2010, http://www.nouvelle-europe.eu/node/890, consulté le 21 avril 2018

« Historique ! » le mot a été lâché. C’est bel et bien le sentiment partagé, en ce 9 mai 2010 sur l’île française de Mayotte, petit territoire au profil insolite, qui organisait cette année sa première fête de l’Europe. Nouvelle Europe y était ! L’île va devenir en 2011 le 5e département français d’outre mer, suite au référendum organisé sur la question en 2009. Sur la lancée, l’île envisage de devenir une nouvelle région ultrapériphérique de l’Union européenne en 2014.

Cette première fête de l’Europe marque une nouvelle étape dans l’histoire de l’île, mais aussi la poursuite d’un vaste chantier, celui de la double intégration, nationale et communautaire, d’un petit territoire insulaire de 200 000 habitants, confronté à des problématiques singulières et à des besoins considérables, à plus de 8 000 km de la France métropolitaine.

En ce 9 mai 2010, les officiels se pressent à Mamoudzou sur l’esplanade du Comité du tourisme, en bord de mer. La manifestation, organisée par la jeune et dynamique équipe de la Direction des Affaires européennes du Conseil général, a fait l’objet d’une importante communication dans les médias locaux. Juste à côté, la barge assure toutes les demi-heures la liaison entre la petite terre, où se trouve l’ancienne préfecture Dzaoudzi et l’aéroport, et la Grande terre, l’île principale. Sur les pentes se dressent le Conseil général et la Préfecture, tandis que le bâtiment du nouveau marché émerge derrière celui du Comité du tourisme. Un petit déjeuner a été offert dans les locaux de ce dernier, l’occasion d’un premier contact avec les différents participants. Il n’est que 8h30 mais le thermomètre affiche déjà 30°. Maires, conseillers généraux, député, sénateur ont été rejoints par un groupe d’anciens combattants, invités pour l’occasion. Et également divers responsables, des juges du tribunal de Mamoudzou, et aussi de simples citoyens, venus assister à l’événement. Certains se voient offrir des colliers de fleurs fraîches. Le jasmin parfume l’air ambiant.

Les sapeurs-pompiers se sont déployés sur l’esplanade, le capitaine annonçant avec une fierté à peine dissimulée au président du Conseil Général une « surprise ». Un détachement de la Légion étrangère était prévu, mais il n’est pas venu. Une chorale d’un collège de Mamoudzou a pris place sur le podium décoré de ballons et drapeaux aux couleurs de l’Europe. Les jeunes eux-mêmes portent des tee-shirts spécialement réalisés pour l’occasion.

Il est temps de commencer. Le Président du Conseil Général donne le signal. Le drapeau européen est hissé au son de l’Ode à la joie. C’est ce moment-là qu’ont choisi les pompiers pour déployer la grande échelle au dessus de l’esplanade. Depuis la nacelle, à 30 mètres du sol, l’un d’entre eux arbore un drapeau européen. Plusieurs élèves se relaient ensuite pour lire la déclaration Schuman. Vient le moment des discours. Le Président du Conseil général fait part de l’importance de l’événement pour l’avenir de l’île, tout en rappelant les principes qui ont guidé la création de la CECA puis de la CEE, et l’ampleur du défi qui attend désormais Mayotte. À son tour, le Sous-préfet revient sur le texte de la déclaration Schuman qui vient d’être lue.

Arrive enfin l’un des temps forts de la manifestation, l’intervention de la chorale. Malgré la période de vacances, de nombreux élèves avaient répondus présents et avaient longuement répété l’hymne européen en chimaoré, l’une des langues de l’île, accompagné à la flûte par l’un de leurs enseignants. Ceci constituait une grande première. En effet, le chimaoré va devenir langue régionale, au même titre que le basque, le breton ou le corse, et être protégé en tant que tel par la charte européenne des langues régionales et minoritaires ! Un enregistrement en studio est même prévu. Le public et les officiels en redemandent. Un lâcher de ballons bleus marque la fin de la matinée de manifestations. L’après-midi, plusieurs activités étaient proposées gratuitement dans différents endroits de l’île par des partenaires privés, il fallait donner le code « fête de l’Europe » pour en profiter. La fête de l’Europe s’est ensuite poursuivie les jours suivants par deux journées de conférences dans l’amphithéâtre Younoussa Bamana du Conseil général, l’occasion pour les intervenants invités d’aborder différents aspects des politiques communautaires, d’informer et surtout d’engager un dialogue avec l’assistance. 

 

 

Un territoire européen atypique

Saut dans l’inconnu ? Extraordinaire opportunité ? Le cas de Mayotte est singulier en matière d’évolution statutaire et de condition d’entrée dans l’Union européenne. En effet, cette fois-ci l’UE n’intègre pas un État mais un territoire relevant d’un État membre, et de surcroît situé outre-mer. Il n’existe pas de précédent. L’intégration des Länder d’Allemagne de l’Est en 1990 s’opérait à une toute autre échelle, et dans un contexte géopolitique tout autre. Dans ce cas précis, pas de négociation d’adhésion, mais la nécessité d’appliquer, au même titre que les autres territoires, les règles et modes de fonctionnement communautaires. L’intégration européenne passe en effet par l’intégration nationale, alors même que l’île doit d’ici 2011 avoir achevé la réalisation de l’État civil et du cadastre. On mesure alors toute la difficulté de telles opérations, alors que l’éloignement constitue un obstacle certain, et que les ressources humaines et financières sont limitées. On n’apprend pas du jour au lendemain à monter un dossier pour obtenir des aides du programme LEADER ou pour bénéficier des fonds structurels !

Des voix se sont élevées en France métropolitaine contre la départementalisation de Mayotte, arguant du coût financier qu’une telle décision représentait ; ou encore les bouleversements sociaux dans une société musulmane à 95%, régie par la justice des cadis (juges traditionnels de l'Islam) et pratiquant la polygamie (interdite en conseil des Ministres la semaine dernière), disposant du taux de natalité le plus élevé de France. Elles pointaient du doigt le fait qu’une partie importante de la population de l’île se trouvait en situation irrégulière : des Comoriens originaires des autres îles de l’archipel des Comores ont émigré à Mayotte à bord de barques surchargée, appelées kwassa-kwassa, dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure. Plus de 20 000 ont été expulsés en 2009. Dans son numéro de février 2010, L’ Afrique réelle  dénigrait cette décision de l’État, faisait valoir l’absurdité de l’entrée de l’île dans l’Union européenne au regard de son peuplement d’origine swahili et malgache, alors même que la question de l’identité européenne de la Turquie fait débat.

Il y a pourtant des éléments qui sont rarement cités, pour justifier du processus en cours : d’une part, les actuels départements d’outre-mer français participent depuis le début à la construction européenne, bien qu’étant tous situés hors du territoire européen continental ou proche. La départementalisation peut être contestée dans la mesure où la question de la suppression des départements a été à plusieurs reprises évoquée. La départementalisation de Mayotte a certes un coût pour l’État, mais oserait-on poser la question de celle de départements métropolitains moins peuplés et en déclin démographique ancien ? Mayotte, un département de 190 000 habitants, en forte croissance démographique, est-il moins légitime que deux départements alpins (Hautes-Alpes : 135 000 habitants, Alpes-de-Haute-Provence : 160 000) ou deux départements corses (200 000 habitants) ?

Ceux qui pointent le coût de la départementalisation oublient que celle-ci va s’accompagner à Mayotte de la mise en place d’une fiscalité locale, jusqu’alors inexistante, et qui va assurer une partie du financement de la collectivité. D’autre part, il faut rappeler que les Mahorais ont participé, comme tous les autres citoyens français aux différentes consultations électorales relatives à l’Union européenne, alors même qu’ils ne faisaient pas partie du périmètre territorial de la Communauté : référendums sur le Traité de Maastricht en 1992, sur le projet de Constitution européenne en 2005 … À l’occasion de ce dernier, il est d’ailleurs utile de mentionner que contrairement à la tendance nationale, les Mahorais s’étaient prononcés pour le OUI à plus de 86 % ! De la même manière, ils votent depuis 1979 aux élections européennes, sans que leur île puisse être éligible aux aides communautaires ! En 2009, ils ont voté pour élire l’un des députés représentant la « région de Océan Indien ». Citoyens européens, mais jusqu’à présent hors du territoire de l’UE, n’ont-ils pas le droit, au nom du principe d’égalité, de bénéficier d’une citoyenneté à part entière, comme les Réunionnais voisins ?

La départementalisation marque l’aboutissement de trente-cinq années d’attente et de demandes répétées de la part des autorités locales, auxquelles Paris a longtemps fait la sourde oreille. La RUPéisation (transformation en "région ultrapériphérique") de Mayotte, étape suivante, sera décidée en 2014. La collectivité devra d’ici-là démontrer à Bruxelles sa capacité à faire face à ses nouvelles responsabilités. Elle compte sur le soutien actif des autres régions ultrapériphériques. La tâche qui incombe désormais au Conseil Général est immense. Comment combiner l’application des directives et règles communautaires avec les spécificités et problèmes de Mayotte ? Comment expliquer à une population encore marquée par un fort taux d’illettrisme et confrontée à un taux de chômage élevé les enjeux de l’intégration européenne ?

Retour sur une trajectoire territoriale singulière

Mayotte devrait devenir en 2014 la 8e région ultrapériphérique de l’Union européenne, rejoignant ainsi le groupe formé par les quatre autres Départements et Régions d’Outre-Mer (DROM) français (Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion), les îles portugaises des Açores et de Madère, ainsi que l’archipel espagnol des Canaries. Pourquoi cette évolution tardive ? Pourquoi ce choix, alors même que la tendance des territoires d’outre-mer européens est plutôt à l’émancipation ? Et surtout, comment cette île de l’Océan Indien en est-elle arrivée là ? L’occasion de revenir sur le profil territoriale de ce territoire exotique désormais européen qu’est Mayotte.

L’île a été officiellement rattachée à la France en 1841, « avant Nice et la Savoie ». Le pouvoir local, alors menacé par les raids et pillages effectués régulièrement par les sultans des autres îles de l’archipel des Comores, a fait appel à la France pour assurer sa protection. À cette époque, celle-ci cherchait à prendre pied dans la région, en particulier à Madagascar, après plusieurs tentatives infructueuses de colonisation depuis le XVIIe siècle. Le contrôle de Mayotte, mais aussi de Diégo-Suarez, des îles de Nosy-Bé et de Ste Marie lui offrait de nouveaux points d’appui. Mayotte a obtenu rapidement le statut de colonie. Ce n’est que dans la décennie 1880 que les trois autres îles de l’archipel, Grande Comore, Anjouan et Mohéli, sont officiellement passées chacune sous domination française, mais avec le statut de protectorat, et administrées depuis Mayotte.

Une fois Madagascar conquise en 1895, Mayotte perd de son importance stratégique et de sa suprématie sur les autres îles. Lors d’une réorganisation du Ministère des Colonies, les Comores deviennent d’ailleurs en 1907 de simples « dépendances » de Madagascar. Ce n’est qu’en 1946, lors de la réorganisation générale de l’outre-mer, que les Comores sont détachées de la Grande île et réapparaissent comme entité à part entière. L’archipel se trouve ainsi unifié pour la première fois … par décision de la puissance coloniale ! L’archipel est administré depuis Dzaoudzi, sur l’île de Mayotte. Cette situation est plutôt avantageuse pour la petite île. L’archipel refuse l’indépendance qui lui est proposée en 1958 et opte pour le statut de Territoire d’Outre-Mer (TOM).

 

 

L’archipel à l’heure des choix

Mayotte est sans doute de plus en plus mal à l’aise dans cette construction coloniale sur laquelle elle perd peu à peu prise. La préfecture est transférée en 1966 à Moroni, sur l’île de Grande Comore, beaucoup plus peuplée. Moins riche et moins peuplée que les autres îles, Mayotte craint-elle alors de se trouver marginalisée au sein de l’archipel ? Privée de ses fonctions administratives, éloignée du nouveau chef-lieu, ne risquerait-elle pas de pâtir de cette périphérisation subie ? Le fait est que les années 1960-1970 voient l’émergence de mouvements indépendantistes dans l’archipel. Les Mahorais craignaient-ils les effets d’une indépendance mal préparée ? Voyaient-ils dans un tel mouvement l’annonce de leur mise sous tutelle par les autres îles ? Le fait est que sous la houlette de Younoussa Bamana, député partisan du maintien sous souveraineté française, et l’action des commandos de « chatouilleuses », femmes mahoraises qui avaient recours à ces pratiques pour forcer les responsables politiques comoriens à quitter l’île, Mayotte rechigne à rejoindre les autres îles dans leur projet d’Etat indépendant.{multithumb} 

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Les différents status de Mayotte (cliquer pour agrandir)

Lors du référendum sur l’indépendance de l’archipel, Mayotte s’est singularisée par un vote négatif, alors que le oui l’emportait dans les autres îles. Opération contestée par la suite, le décompte des voix île par île avait été décidé par la France. Les Mahorais ont manifesté leur souhait de rester Français. À la proclamation de l’indépendance de l’État comorien le 6 juillet 1975, Mayotte qui refusait de rejoindre l’ensemble, s’est donc trouvée totalement isolée ! L’île ne disposait même pas d’une liaison aérienne avec la Réunion, et ses infrastructures étaient quasi inexistantes.

Accident de l’histoire ? Manœuvre politique de Paris ? La France se trouvait dans une situation délicate. L’ONU n’a pas approuvé le maintien de Mayotte sous souveraineté française ; pas plus que le jeune État comorien, qui n’a eu de cesse de réclamer le rattachement de l’île, soutenu par l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) et Madagascar, qui avait rejoint depuis peu le camp socialiste.

Quel intérêt la France pouvait-elle avoir à conserver ce petit bout de terre au milieu du canal du Mozambique ? Était-ce une attitude « colonialiste », cherchant à conserver malgré tout un semblant d’empire ? Une simple manœuvre de politique interne ? Le fait est que le maintien d’une présence française en Afrique australe présentait quelques avantages : en cette période où le canal de Suez restait fermé par décision égyptienne, suite à la guerre des Six jours (1967), le canal du Mozambique constituait la principale route maritime empruntée par les hydrocarbures du Moyen-Orient, alors encore principale zone d’approvisionnement de l’Europe. D’autre part, l’environnement régional était particulièrement instable, marqué par le basculement récent de plusieurs États dans le camp socialiste (Tanzanie, Mozambique, Madagascar… et le nouvel État comorien en prenait la direction) face aux régimes d’apartheid en Afrique du Sud et en Rhodésie. La guerre sévissait au Mozambique. Enfin, on peut aussi envisager des soupçons quant à la présence gisements de pétrole à l’ouest de Madagascar. Toutes ces raisons ont pu justifier la décision de la France. {multithumb} 

 

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Les tensions dans l'Océan indien (cliquer pour agrandir) 

Quelle place dans l’outre-mer ?

Pour Mayotte, la situation en 1975 n’était guère confortable. C’est aujourd’hui encore la seule frontière française à être contestée. Une nouvelle consultation organisée à Mayotte en 1976, proposait de faire de celle-ci un territoire d’outre-mer. Refus des Mahorais, qui réclamaient le statut de département que Paris leur refusait. La solution a été la mise en place d’un statut hybride de « collectivité territoriale ».

L’île connaissait alors un État de sous-développement. Les infrastructures avaient été négligées, les ressources locales peu nombreuses, et surtout, l’île a dû apprendre à fonctionner comme une entité, sans y avoir été réellement préparée. La création de la compagnie Air Austral a apporté un ballon d’oxygène à l’économie de l’île, encore très archaïque. Or, en rétorsion au « stratagème » de la France, Madagascar avait décidé d’interdire le survol de son territoire par les avions à destination ou en provenance de Mayotte, ce qui obligeait les pilotes à faire un détour par le nord, allongeant et renchérissant ainsi le trajet depuis la Réunion. Le développement économique, d’abord timide, s’est amplifié dans les années 1990. L’arrivée des services de l’État et la nécessaire mise à niveau des infrastructures ont généré de nombreux chantiers : agrandissement de l’aéroport et des pistes, construction du port de Longoni, routes, construction de collèges et lycées, logements…

La conséquence a été une élévation du niveau de vie à Mayotte, au moment où les États voisins, connaissaient des situations catastrophiques, une grande instabilité politique et une pauvreté généralisée. Les Comores détiennent en effet le triste record du nombre de coups d’États, réalisés avec l’aide du mercenaire Bob Denard ; l’État comorien est en outre tiraillé par des tendances séparatistes, les îles d’Anjouan et Mohéli reprochant à Moroni de capter les investissements et de ne pas répartir les aides. Plusieurs tentatives de sécession se sont produites, dont celle d’Anjouan en 1997, qui demandait… son rattachement à la France ! Par la suite, de nouvelles crises politiques ont émaillé la vie de la fédération comorienne, qui fait quasiment figure d’État failli, ne devant son fonctionnement qu’aux aides versées par l’Union européenne et les États du Golfe. Sur 227 entités classées selon leur PIB/habitant par le CIA World Factbook en 2009, Madagascar figure au 211e rang, les Comores au 209e. Les Mahorais ne peuvent qu’être soulagés de leur choix de ne pas en faire partie.

Mayotte, malgré son retard économique sur la métropole et même sur la Réunion, fait figure d’eldorado pour les habitants des autres îles de l’archipel des Comores, qui s’entassent à plusieurs dizaines sur de frêles barques pour tenter de rejoindre Mayotte et l’espoir d’une vie meilleure. De leur côté, de nombreux Mahorais, faute d’emploi sur place, sont partis s’installer à la Réunion ou en métropole, où ils peuvent bénéficier d’aides sociales inexistantes à Mayotte. Phénomène nouveau, il semble que certains font désormais le choix de rentrer au pays à la fin de leurs études et de mettre ainsi leurs compétences au service du développement de l’île. Et les besoins en la matière sont immenses !

La départementalisation de Mayotte est l’aboutissement d’un combat de 35 années mené par les Mahorais, contre les autres îles comoriennes, contre Paris, contre le mouvement de dévolution prôné par l’ONU. Ses conséquences vont être considérables pour la société insulaire, son mode de vie, son fonctionnement. C’est un défi pour les responsables locaux actuels que de mettre en place les nouveaux cadres d’action de leurs politiques, d’intégrer les mécanismes et les réseaux européens ; et surtout de faire preuve de pédagogie auprès de la population, peu au fait des implications du nouveau statut et des enjeux sous-jacents pour l’île et pour la société mahoraise dans son ensemble. C’est, pour toute une génération de responsables, une tâche immense, mais aussi une chance.

 

Pour aller plus loin 

Sur Nouvelle Europe

Sur Internet

Source photos et cartes : Mayotte Bac, par B.Navez, sur wikimediacommons

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